Les probabilités naissent des expériences aléatoires et conduisent à une lecture critique des données. Ce cours suit chaque étape : événements, dénombrement, probabilité conditionnelle, variables aléatoires, distributions et inférence statistique. Les vingt chapitres forment un seul article : choisissez un titre dans le sommaire pour ouvrir son encadré, ou lisez-les dans l’ordre.
Chapitre 1 – Expériences aléatoires, événements et espace d'échantillonnage
1. Pourquoi la probabilité apparaît
Dans de nombreux problèmes mathématiques, en connaissant les conditions initiales, nous pouvons déterminer le résultat avec certitude.
Par exemple :
\[ 7+5=12 \]
ou, si une voiture roule à une vitesse constante de 80 km/h pendant 2 heures, elle roule :
\[ 80\cdot2=160\text{ km} \]
Il existe cependant des situations dans lesquelles nous ne sommes pas en mesure de prédire avec certitude ce qui va se passer.
Si nous tirons à pile ou face, nous ne savons pas à l’avance si elle tombera sur pile ou sur face.
Si nous lançons un dé, nous savons que le résultat sera l’un des nombres suivants :
\[ 1,2,3,4,5,6 \]
mais nous ne savons pas lequel.
Les probabilités ont été créées précisément pour étudier mathématiquement des situations de ce type.
Il n'essaie pas nécessairement de prédire le résultat individuel avec certitude, mais il essaie de mesurer dans quelle mesure il est plausible qu'un résultat donné se produise.
2. Expérience déterministe et expérience aléatoire
Expérience déterministe
Une expérience est dite déterministe lorsque, dans les mêmes conditions, elle produit toujours le même résultat.
Par exemple :
- calculer \(5+7\) ;
- laisser tomber un objet dans des conditions idéales ;
- calculer l'aire d'un carré de 4 cm de côté.
Le résultat est entièrement déterminé par les conditions initiales.
Expérience aléatoire
Une expérience aléatoire, également appelée expérience aléatoire, est une expérience pour laquelle nous connaissons les résultats possibles, mais nous ne pouvons pas savoir avec certitude lesquels d'entre eux se produiront avant de réaliser l'expérience.
Exemples :
- lancer une pièce de monnaie ;
- lancer un dé ;
- extraire une carte d'un jeu ;
- choisir au hasard une personne dans une population ;
- observer le nombre de clients qui entrent dans un magasin en une heure ;
- mesurer le temps nécessaire à la défaillance d'un composant électronique.
Le mot aléatoire ne signifie pas que nous ne savons rien.
Au contraire, nous pouvons souvent connaître parfaitement l’ensemble des résultats possibles.
Ce que nous ne savons pas, c'est quel résultat va se produire.
3. Résultat d'une expérience
Chaque résultat possible d'une expérience aléatoire est appelé un résultat.
Pensez à lancer un dé.
Les résultats possibles sont :
\[ 1,\ 2,\ 3,\ 4,\ 5,\ 6 \]
Si le dé indique 4, on dit que le résultat s'est produit :
\[ 4 \]
Lorsque l’on lance une pièce de monnaie, les résultats sont :
\[ T,\ C \]
où :
- \(T\) = tête ;
- \(C\) = queues.
4. L'espace échantillon
L'ensemble de tous les résultats possibles d'une expérience aléatoire est appelé espace échantillon.
Il est généralement indiqué par la lettre grecque :
\[ \Omega \]
ou, dans certains textes, avec \(S\).
Exemple 1 – Lancer une pièce de monnaie
\[ \Omega=\{T,C\} \]
Exemple 2 – Lancer un dé
\[ \Omega=\{1,2,3,4,5,6\} \]
Exemple 3 – Piocher une carte
Supposons que nous piochions une carte dans un jeu italien normal de 40 cartes.
L’espace échantillon contient les 40 cartes.
On peut écrire :
\[ \Omega=\{\text{tutte le 40 carte del mazzo}\} \]
5. L'espace d'échantillonnage dépend de ce que nous observons
Pensez à lancer un dé.
Si nous sommes intéressés par le numéro obtenu :
\[ \Omega=\{1,2,3,4,5,6\} \]
Si toutefois nous souhaitons uniquement savoir si le résultat est pair ou impair :
\[ \Omega=\{\text{pari},\text{dispari}\} \]
L'expérience physique est la même.
Les informations que nous voulons observer ont changé.
6. Tirage à deux pièces
Nous lançons deux pièces en même temps.
L’espace échantillon correct est :
\[ \Omega= \{TT,TC,CT,CC\} \]
Nous avons quatre résultats possibles.
Il est important de distinguer :
\[ TC \]
de :
\[ CT \]
car ils représentent deux résultats différents si l’on distingue la première pièce de la seconde.
7. Lancez deux dés
Nous lançons deux dés.
Le résultat peut être représenté par une paire ordonnée :
\[ (i,j) \]
où :
- \(i\) est le résultat du premier dé ;
- \(j\) est le résultat de la seconde.
Par exemple :
\[ (2,5) \]
signifie :
- premier dé : 2 ;
- deuxième dé : 5.
L'espace échantillon contient :
\[ 6\cdot6=36 \]
résultats.
On peut écrire :
\[ \Omega= \{(i,j):i,j\in\{1,2,3,4,5,6\}\} \]
8. Événement
Un événement est un ensemble d'un ou plusieurs résultats d'espace d'échantillonnage.
Mathématiquement :
\[ A\subseteq\Omega \]
c'est-à-dire qu'un événement est un sous-ensemble de l'espace échantillon.
Exemple
Lançons un dé.
\[ \Omega=\{1,2,3,4,5,6\} \]
Considérons l'événement :
un nombre pair sort.
Ensuite :
\[ A=\{2,4,6\} \]
L'événement \(A\) se produit lorsque le résultat du lancer appartient à l'ensemble \(A\).
9. Événement élémentaire
Un événement constitué d'un seul résultat est appelé un événement élémentaire.
Par exemple :
\[ A=\{3\} \]
représente :
sorties 3.
10. Événement composé
Un événement composé de plusieurs résultats est appelé un événement composé.
Par exemple :
\[ A=\{2,4,6\} \]
représente :
un nombre pair sort.
11. Certains événements
Un événement qui coïncide avec l'ensemble de l'espace échantillon est appelé un certain événement.
Lorsque vous lancez un dé :
un chiffre entre 1 et 6 sort
correspond à :
\[ \Omega \]
Sa probabilité sera :
\[ P(\Omega)=1 \]
12. Événement impossible
Un événement qui ne contient aucun résultat est appelé un événement impossible.
Il est représenté par l'ensemble vide :
\[ \varnothing \]
Par exemple :
lancer un dé sort 8
c'est impossible.
Donc :
\[ P(\varnothing)=0 \]
13. Événement et phrase
Considérons :
\[ \Omega=\{1,2,3,4,5,6\} \]
Événement :
un nombre supérieur à 4 sort.
\[ A=\{5,6\} \]
Événement :
un nombre impair sort.
\[ B=\{1,3,5\} \]
Événement :
un multiple de 3 sort.
\[ C=\{3,6\} \]
Il est essentiel de traduire correctement le langage en ensembles.
14. Exemple avec deux dés
Lançons deux dés et considérons :
la somme des résultats est 7.
Les résultats favorables sont :
\[ (1,6),(2,5),(3,4),(4,3),(5,2),(6,1) \]
Donc :
\[ A= \{(1,6),(2,5),(3,4),(4,3),(5,2),(6,1)\} \]
15. Espaces d'échantillonnage finis et infinis
Espace échantillon fini
Pour un dé :
\[ \Omega=\{1,2,3,4,5,6\} \]
et :
\[ |\Omega|=6 \]
Espace d'échantillonnage infini et discret
Nous tirons à pile ou face jusqu'à ce que des faces apparaissent.
Le nombre de lancements peut être :
\[ 1,2,3,4,\ldots \]
donc :
\[ \Omega=\{1,2,3,4,\ldots\} \]
Espace d'échantillonnage continu
Considérons la durée de vie d'une ampoule.
Idéalement :
\[ \Omega=[0,+\infty) \]
16. Le résultat et l'événement ne sont pas la même chose
Supposons que nous lançons un dé et obtenons :
\[ 4 \]
Le chiffre 4 est un résultat.
Le tout :
\[ \{2,4,6\} \]
c'est plutôt l'événement :
un nombre pair sort.
Parce que :
\[ 4\in\{2,4,6\} \]
l'événement s'est produit.
17. Exemple complet
Considérons :
\[ \Omega= \{1,2,3,4,5,6,7,8,9,10\} \]
Définissons :
\[ A=\{\text{numero pari}\} \]
\[ B=\{\text{numero maggiore di 7}\} \]
\[ C=\{\text{multiplo di 5}\} \]
Ensuite :
\[ A=\{2,4,6,8,10\} \]
\[ B=\{8,9,10\} \]
\[ C=\{5,10\} \]
S'il est extrait :
\[ 10 \]
se produisent simultanément :
\[ A,\quad B,\quad C \]
18. Schéma conceptuel
\[ \boxed{\text{Esperimento casuale}} \]
produit l'un des possibles :
\[ \boxed{\text{Esiti}} \]
L'ensemble de tous les formulaires de résultats :
\[ \boxed{\Omega=\text{spazio campionario}} \]
Un ensemble de résultats constitue :
\[ \boxed{\text{Evento}} \]
Mathématiquement :
\[ \boxed{A\subseteq\Omega} \]
19. Erreurs fréquentes
Erreur 1
Événement et résultat déroutants.
Erreur 2
Oubliez la commande.
En lançant deux dés :
\[ (2,5)\neq(5,2) \]
Erreur 3
Construire mal l’espace d’échantillonnage.
Pour deux pièces :
\[ \{TT,TC,CT,CC\} \]
Erreur 4
Penser que le hasard signifie « sans règles ».
Un phénomène aléatoire peut être étudié mathématiquement.
20. Exercices
Exercice 1
Un dé est lancé.
Écrivez l’espace échantillon.
Solution
\[ \Omega=\{1,2,3,4,5,6\} \]
Exercice 2
Écrivez l'événement :
un nombre inférieur à 4 sort.
Solution
\[ A=\{1,2,3\} \]
Exercice 3
Un numéro de 1 à 12 est tiré au sort.
Événement :
multiple de 4.
Solution
\[ A=\{4,8,12\} \]
Exercice 4
Deux pièces sont lancées.
Solution
\[ \Omega=\{TT,TC,CT,CC\} \]
Exercice 5
Deux dés sont lancés.
Événement :
la somme est 4.
Solution
\[ A=\{(1,3),(2,2),(3,1)\} \]
21. Exercice plus réfléchi
Nous lançons deux dés.
Événement :
au moins un des deux dés indique 6.
Les résultats sont :
\[ (6,1),(6,2),(6,3),(6,4),(6,5),(6,6) \]
et :
\[ (1,6),(2,6),(3,6),(4,6),(5,6) \]
Au total :
\[ 6+6-1=11 \]
résultats.
22. Idée finale
Le point de départ de tout problème de probabilité est :
- Quelle est l’expérience ?
- Quels sont les résultats possibles ?
- Quel est l’espace échantillon ?
- quel événement nous intéresse ?
- Quels résultats appartiennent à l'événement ?
La relation fondamentale est :
\[ \boxed{ \text{evento}=\text{sottoinsieme dello spazio campionario} } \]
Chapitre 2 – Définition de la probabilité
1. De l'espace échantillon à la probabilité
Nous voulons mesurer la probabilité qu’un événement se produise.
Nous introduisons :
\[ P(A) \]
avec :
\[ 0\leq P(A)\leq1 \]
Plus \(P(A)\) est proche de 1, plus l'événement est probable.
Plus il est proche de 0, moins il est probable.
2. Probabilité 0 et probabilité 1
Événement impossible :
\[ P(A)=0 \]
Certains événements :
\[ P(A)=1 \]
Nous pensons ici à un espace échantillon fini avec des résultats à probabilité positive. En général, notamment dans les modèles continus, un événement peut avoir une probabilité de 0 sans être impossible, ou une probabilité de 1 sans coïncider avec l’ensemble de l’espace échantillon.
3. Définition classique
Si tous les résultats sont également probables :
\[ \boxed{ P(A)= \frac{\text{casi favorevoli}} {\text{casi possibili}} } \]
En symboles :
\[ P(A)=\frac{|A|}{|\Omega|} \]
4. Exemple : les dés
Événement :
nombre pair.
\[ A=\{2,4,6\} \]
Donc :
\[ P(A)=\frac36=\frac12 \]
5. Nombre supérieur à 4
\[ B=\{5,6\} \]
Donc :
\[ P(B)=\frac26=\frac13 \]
6. Événement élémentaire
Événement :
sorties 3.
\[ P(3)=\frac16 \]
7. Le mot clé : équiprobable
La formule :
\[ P(A)=\frac{\text{casi favorevoli}}{\text{casi possibili}} \]
est valable lorsque les résultats sont également probables.
8. Pièce trompée
Supposons :
\[ P(T)=0,7 \]
\[ P(C)=0,3 \]
On ne peut pas écrire :
\[ P(T)=\frac12 \]
simplement parce que nous avons deux résultats.
Les deux résultats ne sont pas également probables.
9. Urne inégale
Une urne contient :
- 9 boules rouges ;
- 1 bleu.
La probabilité du rouge est :
\[ P(R)=\frac9{10} \]
non :
\[ \frac12 \]
10. Construisez correctement l'espace d'échantillonnage
On peut distinguer :
\[ R_1,R_2,\ldots,R_9,B \]
Nous avons maintenant 10 résultats également probables.
L'événement rouge contient 9 résultats :
\[ P(R)=\frac9{10} \]
11. Procédure correcte
- construire l'espace d'échantillonnage ;
- vérifier l'équiprobabilité ;
- compter les cas possibles ;
- compter les cas favorables ;
- faire le rapport.
12. Deux dés
Nous lançons deux dés.
Les résultats sont :
\[ 36 \]
Événement :
somme 7.
Cas favorables :
\[ (1,6),(2,5),(3,4),(4,3),(5,2),(6,1) \]
Donc :
\[ P(\text{somma}=7) = \frac6{36} = \frac16 \]
13. Erreur courante : les sommes ne sont pas équiprobables
Les sommes possibles vont de :
\[ 2 \]
à:
\[ 12 \]
mais ils n'ont pas tous la même probabilité.
Par exemple :
\[ P(\text{somma}=2)=\frac1{36} \]
tandis que :
\[ P(\text{somma}=7)=\frac6{36} \]
14. Répartition des sommes
\[ 2\rightarrow1 \]
\[ 3\rightarrow2 \]
\[ 4\rightarrow3 \]
\[ 5\rightarrow4 \]
\[ 6\rightarrow5 \]
\[ 7\rightarrow6 \]
\[ 8\rightarrow5 \]
\[ 9\rightarrow4 \]
\[ 10\rightarrow3 \]
\[ 11\rightarrow2 \]
\[ 12\rightarrow1 \]
15. Fraction, décimal et pourcentage
\[ \frac14=0,25=25\% \]
Ce sont trois manières différentes d’exprimer la même probabilité.
16. Probabilité fréquentiste
Supposons que nous testions :
\[ 10000 \]
ampoules.
Si :
\[ 8200 \]
durent plus de 1000 heures :
\[ \frac{8200}{10000}=0,82 \]
On peut estimer :
\[ P(\text{durata}>1000)\approx0,82 \]
17. Fréquence relative
Si un événement \(A\) se produit plusieurs fois \(n_A\) dans les essais \(n\) :
\[ \boxed{ f_A=\frac{n_A}{n} } \]
18. La probabilité et la fréquence ne sont pas la même chose
Pour une monnaie équilibrée :
\[ P(T)=0,5 \]
Mais en 10 lancers on pourrait obtenir 6 faces :
\[ f_T=0,6 \]
La probabilité est théorique.
La fréquence est observée.
19. Stabilisation de fréquence
Avec de nombreux lancements :
\[ f_T \]
tend à se rapprocher de :
\[ 0,5 \]
Ceci sera formalisé par la Loi des Grands Nombres.
20. Définition axiomatique
La probabilité satisfait trois axiomes fondamentaux.
Premier
\[ P(A)\geq0 \]
Seconde
\[ P(\Omega)=1 \]
Troisième
Si \(A\) et \(B\) sont incompatibles :
\[ A\cap B=\varnothing \]
alors :
\[ P(A\cup B)=P(A)+P(B) \]
21. Trois façons d'envisager les probabilités
Classique
\[ P(A)=\frac{|A|}{|\Omega|} \]
lorsque les cas sont équiprobables.
Fréquentiste
\[ P(A)\approx\frac{n_A}{n} \]
pour de nombreux tests.
Axiomatique
La probabilité est une fonction qui satisfait des propriétés mathématiques précises.
22. Probabilité subjective
La probabilité peut également représenter un degré de confiance basé sur les informations disponibles.
Cette interprétation est importante dans :
- l'économie ;
- médecine;
- les prévisions ;
- l'intelligence artificielle ;
- théorie de la décision.
23. Probable ne veut pas dire certain
Si :
\[ P(A)=0,9 \]
l'événement est très probable, mais peut ne pas se produire.
Si :
\[ P(A)=0,01 \]
C'est peu probable, mais cela peut arriver.
24. Exemple avec urne
Urne avec :
- 5 rouges ;
- 3 bleus ;
- 2 verts.
Total :
\[ 10 \]
Donc :
\[ P(R)=\frac5{10}=\frac12 \]
\[ P(B)=\frac3{10} \]
\[ P(V)=\frac2{10}=\frac15 \]
et :
\[ \frac5{10}+\frac3{10}+\frac2{10}=1 \]
25. Jeu de cartes
À partir d'un jeu de 52 cartes :
\[ P(\text{asso})=\frac4{52}=\frac1{13} \]
\[ P(\text{cuori})=\frac{13}{52}=\frac14 \]
26. Chiffres
Les chiffres sont :
-Jack ;
- Femme;
- Roi.
Ce sont :
\[ 3\cdot4=12 \]
Donc :
\[ P(\text{figura}) = \frac{12}{52} = \frac3{13} \]
27. Problème contre-intuitif : au moins une tête
Lançons deux pièces.
\[ \Omega=\{TT,TC,CT,CC\} \]
Événement :
au moins une tête.
\[ A=\{TT,TC,CT\} \]
Donc :
\[ P(A)=\frac34 \]
28. Méthode complémentaire
Le seul cas sans tête est :
\[ CC \]
Donc :
\[ P(\text{almeno una testa}) = 1-\frac14 = \frac34 \]
29. Exercices
Exercice 1
Mourir : probabilité d'un nombre impair.
\[ P=\frac36=\frac12 \]
Exercice 2
Nombre de 1 à 20 : probabilité d'un multiple de 5.
Multiples :
\[ 5,10,15,20 \]
Donc :
\[ P=\frac4{20}=\frac15 \]
Exercice 3
Deux dés : somme 5.
Cas :
\[ (1,4),(2,3),(3,2),(4,1) \]
Donc :
\[ P=\frac4{36}=\frac19 \]
Exercice 4
Urne avec 7 blanches et 3 noires.
\[ P(N)=\frac3{10} \]
Exercice 5
Deux pièces - exactement une tête.
\[ \{TC,CT\} \]
Donc :
\[ P=\frac24=\frac12 \]
Exercice 6
Deux pièces : au moins une croix.
Complémentaire :
\[ TT \]
Donc :
\[ P=1-\frac14=\frac34 \]
30. Question conceptuelle
Si :
\[ P(A)=0,2 \]
cela ne signifie pas que l'événement se produit certainement une fois tous les 5 essais.
Cela signifie que sur de nombreuses répétitions, la fréquence relative tend à se rapprocher de :
\[ 0,2 \]
31. L'erreur du joueur
Si aucune face n'est jamais sortie après 10 lancers, la probabilité d'obtenir face au prochain lancer, pour une pièce équilibrée, reste :
\[ \frac12 \]
La monnaie n’a pas « besoin de se redresser ».
32. Résumé
La probabilité est un nombre :
\[ 0\leq P(A)\leq1 \]
La définition classique est :
\[ \boxed{ P(A)=\frac{|A|}{|\Omega|} } \]
lorsque les résultats sont également probables.
La distinction fondamentale est :
\[ \boxed{ \text{probabilità}\neq\text{frequenza osservata} } \]
même si, en augmentant le nombre d'essais, la fréquence tend souvent à se rapprocher de la probabilité.
Chapitre 3 – Opérations entre événements
1. Événements sous forme d'ensembles
Nous avons vu qu'un événement est un sous-ensemble de l'espace échantillon.
Si :
\[ \Omega \]
est l'espace échantillon et \(A\) et \(B\) sont deux événements, nous pouvons utiliser des opérations d'ensemble normales.
Les plus importants sont :
- syndicat;
- le carrefour ;
- complémentaire ;
- différence;
- incompatibilité.
2. Union de deux événements
L'union de deux événements \(A\) et \(B\) est indiquée par :
\[ A\cup B \]
et cela signifie :
\(A\) ou \(B\), ou les deux, se produisent.
Exemple
Lançons un dé.
\[ \Omega=\{1,2,3,4,5,6\} \]
Soit :
\[ A=\{\text{numero pari}\}=\{2,4,6\} \]
\[ B=\{\text{numero maggiore di 3}\}=\{4,5,6\} \]
Ensuite :
\[ A\cup B=\{2,4,5,6\} \]
3. Intersection de deux événements
L'intersection est indiquée par :
\[ A\cap B \]
et cela signifie :
\(A\) et \(B\) se produisent simultanément.
Avec les événements précédents :
\[ A\cap B=\{4,6\} \]
4. « Ou » et « et »
En probabilité :
\(A\) ou \(B\)
traduit :
\[ A\cup B \]
tandis que :
\(A\) et \(B\)
traduit :
\[ A\cap B \]
5. Faites attention à la signification de « ou »
Le syndicat :
\[ A\cup B \]
a normalement une signification inclusive :
\(A\), ou \(B\), ou les deux.
6. Complémentaire d'un événement
Le complément de \(A\) est l'événement :
\(A\) ne se produit pas.
Il est indiqué par :
\[ A^c \]
ou :
\[ \overline A \]
Exemple
Si :
\[ A=\{2,4,6\} \]
alors :
\[ A^c=\{1,3,5\} \]
7. Propriétés du complémentaire
Un événement et son complément satisfont :
\[ A\cup A^c=\Omega \]
et :
\[ A\cap A^c=\varnothing \]
8. Formule complémentaire
Parce que :
\[ P(\Omega)=1 \]
nous avons :
\[ P(A)+P(A^c)=1 \]
donc :
\[ \boxed{ P(A^c)=1-P(A) } \]
9. Exemple
Si :
\[ P(A)=0,7 \]
alors :
\[ P(A^c)=0,3 \]
10. Au moins un et complémentaire
Nous lançons trois pièces.
Quelle est la probabilité d’avoir au moins une tête ?
Il est plus facile d'utiliser le complémentaire.
L'événement inverse est :
pas de tête.
Cela signifie :
\[ CCC \]
Donc :
\[ P(\text{nessuna testa}) = \left(\frac12\right)^3 = \frac18 \]
Par conséquent :
\[ P(\text{almeno una testa}) = 1-\frac18 = \frac78 \]
11. Différence entre les événements
La différence :
\[ A\setminus B \]
signifie :
\(A\) se produit, mais pas \(B\).
De manière équivalente :
\[ A\setminus B=A\cap B^c \]
Exemple
Si :
\[ A=\{2,4,6\} \]
\[ B=\{4,5,6\} \]
alors :
\[ A\setminus B=\{2\} \]
12. Événements incompatibles
Deux événements sont incompatibles lorsqu'ils ne peuvent pas se produire en même temps.
Mathématiquement :
\[ A\cap B=\varnothing \]
Exemple
Lancer un dé :
\[ A=\{\text{numero pari}\} \]
\[ B=\{\text{numero dispari}\} \]
Ils sont incompatibles.
13. Événements compatibles
Ils sont compatibles si :
\[ A\cap B\neq\varnothing \]
Par exemple :
\[ A=\{2,4,6\} \]
\[ B=\{4,5,6\} \]
avoir :
\[ A\cap B=\{4,6\} \]
14. Probabilité d'union pour des événements incompatibles
Si :
\[ A\cap B=\varnothing \]
alors :
\[ \boxed{ P(A\cup B)=P(A)+P(B) } \]
15. Exemple
Dés :
\[ A=\{1\} \]
\[ B=\{6\} \]
Donc :
\[ P(A\cup B) = \frac16+\frac16 = \frac13 \]
16. Parce qu'on ne peut pas toujours additionner
Supposons :
\[ A=\{2,4,6\} \]
\[ B=\{4,5,6\} \]
Si nous l'avons fait :
\[ P(A)+P(B) = \frac36+\frac36 = 1 \]
nous aurions tort car :
\[ 4,6 \]
ils ont été comptés deux fois.
17. Formule générale du syndicat
La bonne formule est :
\[ \boxed{ P(A\cup B) = P(A)+P(B)-P(A\cap B) } \]
18. Exemple
\[ P(A)=\frac36 \]
\[ P(B)=\frac36 \]
\[ P(A\cap B)=\frac26 \]
Donc :
\[ P(A\cup B) = \frac36+\frac36-\frac26 = \frac46 = \frac23 \]
19. Principe d'inclusion-exclusion
La formule :
\[ P(A\cup B) = P(A)+P(B)-P(A\cap B) \]
il s’agit du principe d’inclusion-exclusion.
L'idée est :
- nous comptons \(A\) ;
- nous comptons \(B\) ;
- l'intersection a été comptée deux fois ;
- nous le soustrayons une fois.
20. Diagrammes de Venn
Dans les diagrammes de Venn :
- le rectangle représente \(\Omega\) ;
- les régions internes représentent les événements ;
- le chevauchement représente \(A\cap B\) ;
- l'ensemble des deux régions représente \(A\cup B\) ;
- la partie extérieure à \(A\) représente \(A^c\).
21. Lois de De Morgan
\[ \boxed{ (A\cup B)^c=A^c\cap B^c } \]
et :
\[ \boxed{ (A\cap B)^c=A^c\cup B^c } \]
22. Interprétation
Le premier signifie :
ni \(A\) ni \(B\) ne se produisent.
La seconde signifie :
\(A\) et \(B\) n'apparaissent pas en même temps.
23. « Au moins un »
L'expression :
au moins un
conduit souvent à l’union.
Le contraire est :
aucun.
Très souvent :
\[ P(\text{almeno uno}) = 1-P(\text{nessuno}) \]
24. « Exactement un »
Cela ne coïncide pas avec « au moins un ».
Avec deux pièces :
\[ \Omega=\{TT,TC,CT,CC\} \]
« au moins une tête » :
\[ \{TT,TC,CT\} \]
« exactement une tête » :
\[ \{TC,CT\} \]
Donc :
\[ P(\text{almeno una testa})=\frac34 \]
\[ P(\text{esattamente una testa})=\frac12 \]
25. « Au plus un »
Cela signifie :
\[ 0\text{ oppure }1 \]
Par exemple :
au plus une tête
comprend :
- pas de tête ;
- exactement une tête.
26. Exemple avec des cartes
A partir d'un jeu de 52 cartes, nous piochons une carte.
Soit :
\[ A=\{\text{asso}\} \]
\[ B=\{\text{cuori}\} \]
Nous avons :
\[ P(A)=\frac4{52} \]
\[ P(B)=\frac{13}{52} \]
\[ P(A\cap B)=\frac1{52} \]
Donc :
\[ P(A\cup B) = \frac4{52} + \frac{13}{52} - \frac1{52} \]
\[ = \frac{16}{52} = \frac4{13} \]
27. Probabilité de trois événements
Pour trois événements :
\[ P(A\cup B\cup C) \]
est valide :
\[ P(A)+P(B)+P(C) \]
\[ -P(A\cap B) -P(A\cap C) -P(B\cap C) \]
\[ +P(A\cap B\cap C) \]
28. Exemple de comptage
Dans une salle de classe :
- 18 étudient l'anglais ;
- 12 français ;
- 7 les deux.
Combien étudient au moins une langue ?
\[ 18+12-7=23 \]
29. Exercices
Exercice 1
\[ A=\{1,2,3\} \]
\[ B=\{3,4,5\} \]
Trouver :
\[ A\cup B \]
et :
\[ A\cap B \]
Solution
\[ A\cup B=\{1,2,3,4,5\} \]
\[ A\cap B=\{3\} \]
Exercice 2
Dés :
\[ A=\{\text{numero maggiore di 2}\} \]
Ensuite :
\[ A=\{3,4,5,6\} \]
\[ A^c=\{1,2\} \]
Exercice 3
Si :
\[ P(A)=0,35 \]
alors :
\[ P(A^c)=0,65 \]
Exercice 4
Si :
\[ P(A)=0,4 \]
\[ P(B)=0,3 \]
et ils sont incompatibles :
\[ P(A\cup B)=0,7 \]
Exercice 5
Si :
\[ P(A)=0,6 \]
\[ P(B)=0,5 \]
\[ P(A\cap B)=0,2 \]
alors :
\[ P(A\cup B)=0,9 \]
30. Résumé du chapitre 3
\[ \boxed{ A\cup B } \]
signifie :
\(A\) ou \(B\).
\[ \boxed{ A\cap B } \]
signifie :
\(A\) et \(B\).
\[ \boxed{ A^c } \]
signifie :
pas \(A\).
Formule complémentaire :
\[ \boxed{ P(A^c)=1-P(A) } \]
Formule syndicale :
\[ \boxed{ P(A\cup B) = P(A)+P(B)-P(A\cap B) } \]
Chapitre 4 – Calcul combinatoire appliqué aux probabilités
1. Pourquoi la combinatoire est nécessaire
En probabilité classique :
\[ P(A)=\frac{\text{casi favorevoli}}{\text{casi possibili}} \]
Souvent, le véritable problème est de compter correctement ces cas.
Par exemple :
- combien de mots de passe pouvons-nous former ?
- combien de groupes pouvons-nous choisir ?
- combien de dispositions sont possibles ?
- combien y a-t-il de mains de cartes ?
Le calcul combinatoire permet de répondre sans lister tous les cas.
2. Principe fondamental du comptage
Si une procédure comporte plusieurs phases et :
- la première peut être réalisée de manière \(n_1\) ;
- le deuxième dans \(n_2\) ;
- le troisième dans \(n_3\) ;
alors le nombre total de possibilités est :
\[ \boxed{ n_1n_2n_3 } \]
3. Exemple
4 chemises et 3 pantalons.
Les combinaisons sont :
\[ 4\cdot3=12 \]
4. Menus
3 entrées, 4 seconds plats, 2 desserts.
\[ 3\cdot4\cdot2=24 \]
menu.
5. Répétez le mot de passe
Mot de passe à 4 chiffres.
Chaque emplacement dispose de :
\[ 10 \]
possibilité.
Donc :
\[ 10^4=10000 \]
6. Mot de passe sans répétition
Si les chiffres ne peuvent pas se répéter :
\[ 10\cdot9\cdot8\cdot7 = 5040 \]
7. Factorielle
Pour un entier positif :
\[ \boxed{ n!=n(n-1)(n-2)\cdots2\cdot1 } \]
Exemples :
\[ 5!=120 \]
\[ 4!=24 \]
\[ 3!=6 \]
Par convention :
\[ \boxed{0!=1} \]
8. Permutations simples
Si nous avons des objets distincts \(n\) et que nous voulons tous les trier :
\[ \boxed{ P_n=n! } \]
9. Exemple
Avec :
\[ A,B,C \]
nous avons :
\[ ABC,\ ACB,\ BAC,\ BCA,\ CAB,\ CBA \]
Donc :
\[ 3!=6 \]
10. Personnes faisant la queue
Cinq personnes :
\[ 5!=120 \]
commandes.
11. Quand utiliser les permutations
Nous utilisons des permutations lorsque :
- nous utilisons tous les éléments ;
- les éléments sont distincts ;
- l’ordre compte.
12. Dispositions simples
Si nous avons des éléments \(n\) et que nous choisissons \(k\), avec un ordre important et sans répétition :
\[ \boxed{ D_{n,k} = \frac{n!}{(n-k)!} } \]
13. Exemple
Parmi 10 personnes nous choisissons :
- président ;
- vice-président;
- secrétaire.
L’ordre compte.
\[ D_{10,3} = 10\cdot9\cdot8 = 720 \]
14. Pourquoi l'ordre est important
Marco président, Luca vice-président
est différent de :
Luca président, Marco vice-président.
15. Dispositions avec répétition
Si nous avons des symboles \(n\) et que nous construisons des séquences de longueur \(k\), avec répétition :
\[ \boxed{ n^k } \]
16. Exemple
Mot de passe à 5 chiffres :
\[ 10^5=100000 \]
17. Combinaisons simples
Si nous choisissons les articles \(k\) entre \(n\) et que la commande ne compte pas :
\[ \boxed{ \binom nk = \frac{n!}{k!(n-k)!} } \]
18. Exemple
Nous choisissons une commission de 3 personnes sur 10.
\[ \binom{10}{3} = \frac{10!}{3!7!} = 120 \]
19. Pourquoi divisons-nous par \(k!\)
Les dispositions compteraient chaque groupe :
\[ k! \]
fois.
Donc :
\[ \binom nk = \frac{D_{n,k}}{k!} \]
20. Question décisive
Nous devons nous demander :
est-ce que j'obtiens un résultat différent en modifiant l'ordre ?
Si oui :
\[ \text{disposizioni o permutazioni} \]
Sinon :
\[ \text{combinazioni} \]
21. Schéma conceptuel
Tous les articles, commande importante
\[ n! \]
Articles \(k\) sur \(n\), commande importante
\[ \frac{n!}{(n-k)!} \]
Articles \(k\) sur \(n\), commande sans importance
\[ \binom nk \]
Répétitions autorisées et ordre important
\[ n^k \]
22. Permutations avec des éléments répétés
Mot :
\[ MAMMA \]
Nous avons :
- 5 lettres ;
- \(M\) répété 3 fois ;
- \(A\) répété 2 fois.
Les anagrammes distinctes sont :
\[ \frac{5!}{3!2!} = 10 \]
23. Formule générale
Si :
\[ n_1+n_2+\cdots+n_r=n \]
alors :
\[ \boxed{ \frac{n!}{n_1!n_2!\cdots n_r!} } \]
24. Exemple : MATHÉMATIQUES
Le mot comporte 10 lettres.
Répétitions :
- \(A\) : 3 ;
- \(M\) : 2 ;
- \(T\) : 2.
Donc :
\[ \frac{10!}{3!2!2!} \]
25. Cartes et fusions
Parmi 52 cartes, nous en choisissons 5.
Si la commande ne vous intéresse pas :
\[ \boxed{ \binom{52}{5} } \]
26. Chance d'obtenir 5 cœurs
Il y a 13 cartes cœur.
Cas favorables :
\[ \binom{13}{5} \]
Cas possibles :
\[ \binom{52}{5} \]
Donc :
\[ \boxed{ P= \frac{\binom{13}{5}}{\binom{52}{5}} } \]
27. Exactement 2 as
Dans une main de 5 cartes :
- on choisit 2 as parmi 4 ;
- on choisit 3 non-as parmi 48.
Donc :
\[ \boxed{ P= \frac{ \binom42\binom{48}{3} }{ \binom{52}{5} } } \]
28. Loterie
Si vous tirez 6 numéros sur 90 et que l'ordre ne compte pas :
\[ \binom{90}{6} \]
d'éventuels sextuplés.
La probabilité d’un sextuplé spécifique est :
\[ \frac1{\binom{90}{6}} \]
29. Erreur courante
Pour une main de 5 cartes, nous n'avons pas besoin d'utiliser des dispositions si l'ordre n'a pas d'importance.
La main :
\[ A,B,C,D,E \]
est la même chose que :
\[ E,D,C,B,A \]
30. Quand la commande compte à la place
Si trois nombres forment un code :
\[ 2,5,7 \]
est différent de :
\[ 7,5,2 \]
Nous utilisons donc des dispositions.
31. Coder avec des lettres et des chiffres
Code composé de :
- 2 lettres ;
- 3 chiffres.
Avec répétition :
\[ 26^2\cdot10^3 \]
32. Mot de passe qui ne commence pas par zéro
Mot de passe numérique à 4 chiffres.
Premier chiffre :
\[ 9 \]
possibilité.
Trois autres :
\[ 10 \]
chacun.
Total :
\[ 9\cdot10^3=9000 \]
33. Nombres à 4 chiffres différents
Premier chiffre :
\[ 9 \]
Deuxièmement :
\[ 9 \]
Troisièmement :
\[ 8 \]
Quatrièmement :
\[ 7 \]
Total :
\[ 9\cdot9\cdot8\cdot7 = 4536 \]
34. Propriétés des combinaisons
\[ \boxed{ \binom nk=\binom n{n-k} } \]
Parce que choisir les éléments \(k\) équivaut à choisir quel \(n-k\) laisser de côté.
35. Relation pascale
\[ \boxed{ \binom nk = \binom{n-1}{k} + \binom{n-1}{k-1} } \]
36. Le triangle de Pascal
\[ 1 \]
\[ 1\quad1 \]
\[ 1\quad2\quad1 \]
\[ 1\quad3\quad3\quad1 \]
\[ 1\quad4\quad6\quad4\quad1 \]
Chaque numéro interne est la somme des deux ci-dessus.
37. Connexion avec le binôme de Newton
\[ (a+b)^4 = a^4+4a^3b+6a^2b^2+4ab^3+b^4 \]
Les coefficients :
\[ 1,4,6,4,1 \]
ce sont des coefficients binomiaux.
38. Problème complet
Une classe possède :
- 7 filles ;
- 5 gars.
4 étudiants sont choisis.
Probabilité d’avoir exactement 3 filles :
\[ \boxed{ P= \frac{ \binom73\binom51 }{ \binom{12}{4} } } \]
39. Un autre problème complet
Urne avec :
- 6 rouges ;
- 4 bleus.
3 boules sont tirées.
Probabilité d'exactement 2 rouges :
\[ P= \frac{ \binom62\binom41 }{ \binom{10}{3} } \]
Calcul :
\[ \binom62=15 \]
\[ \binom41=4 \]
\[ \binom{10}{3}=120 \]
Donc :
\[ P=\frac{60}{120}=\frac12 \]
40. Exercices
Exercice 1
Disposez 6 personnes d'affilée.
\[ 6!=720 \]
Exercice 2
Président et vice-président parmi 8 personnes.
\[ D_{8,2}=8\cdot7=56 \]
Exercice 3
Commission de 2 personnes parmi 8.
\[ \binom82=28 \]
Exercice 4
Séquences de 6 chiffres avec répétition.
\[ 10^6 \]
Exercice 5
Séquences de 6 chiffres sans répétition.
\[ 10\cdot9\cdot8\cdot7\cdot6\cdot5 \]
Exercice 6
Anagrammes de :
\[ ANNA \]
\[ \frac{4!}{2!2!}=6 \]
41. Probabilité qu'une personne soit choisie
Parmi 8 personnes nous en choisissons 3.
Probabilité que Marco soit choisi :
\[ \frac{\binom72}{\binom83} \]
\[ = \frac{21}{56} = \frac38 \]
42. Au moins un as
Parmi 52 cartes, nous en choisissons 5.
Probabilité d'avoir au moins un as :
\[ 1- \frac{ \binom{48}{5} }{ \binom{52}{5} } \]
La complémentaire simplifie le calcul.
43. La méthode avant la formule
Avant de choisir une formule, demandez-vous :
- qu’est-ce que je construis ou choisis ?
- est-ce que j'utilise tous les éléments ?
- la commande compte-t-elle ?
- Les répétitions sont-elles autorisées ?
- Y a-t-il les mêmes éléments ?
- Y a-t-il des contraintes ?
44. Guide de démarrage rapide
Tous les éléments, ordre important :
\[ \boxed{n!} \]
\(k\) à \(n\), commande importante :
\[ \boxed{ \frac{n!}{(n-k)!} } \]
\(k\) sur \(n\), ordre important avec répétition :
\[ \boxed{n^k} \]
\(k\) sur \(n\), l'ordre n'est pas important :
\[ \boxed{ \binom nk } \]
Éléments répétitifs :
\[ \boxed{ \frac{n!}{n_1!n_2!\cdots n_r!} } \]
45. Résumé du chapitre 4
Le calcul combinatoire permet de compter sans lister.
Les formules de base sont :
\[ \boxed{P_n=n!} \]
\[ \boxed{ D_{n,k}=\frac{n!}{(n-k)!} } \]
\[ \boxed{ D'_{n,k}=n^k } \]
\[ \boxed{ \binom nk= \frac{n!}{k!(n-k)!} } \]
et, avec des éléments répétés :
\[ \boxed{ \frac{n!}{n_1!n_2!\cdots n_r!} } \]
La règle la plus importante reste :
\[ \boxed{ \text{prima ragionare, poi scegliere la formula} } \]
Chapitre 5 – Probabilité conditionnelle
1. L'idée de probabilité conditionnelle
Jusqu’à présent, nous avons calculé des probabilités en connaissant uniquement l’expérience aléatoire.
Mais nous recevons souvent de nouvelles informations.
Par exemple :
on lance un dé et on sait qu'un nombre pair est lancé.
À ce stade, les résultats possibles ne sont plus :
\[ \{1,2,3,4,5,6\} \]
mais seulement :
\[ \{2,4,6\} \]
Les nouvelles informations ont rétréci l’espace des possibles.
Si nous demandons maintenant :
quelle est la probabilité que le nombre soit supérieur à 3 ?
entre :
\[ 2,4,6 \]
les résultats favorables sont :
\[ 4,6 \]
donc :
\[ \frac23 \]
Il s'agit d'une probabilité conditionnelle.
2. Notations
La probabilité que l'événement \(A\), sachant que \(B\) s'est produit, est indiquée par :
\[ \boxed{P(A\mid B)} \]
et on lit :
probabilité de \(A\) étant donné \(B\).
3. Premier exemple
Lançons un dé.
Soit :
\[ A=\{\text{numero maggiore di 3}\} \]
donc :
\[ A=\{4,5,6\} \]
et :
\[ B=\{\text{numero pari}\} \]
donc :
\[ B=\{2,4,6\} \]
Nous voulons :
\[ P(A\mid B) \]
Sachant que \(B\) s'est produit, nous considérons uniquement :
\[ \{2,4,6\} \]
Les résultats appartenant également à \(A\) sont :
\[ \{4,6\} \]
Donc :
\[ \boxed{ P(A\mid B)=\frac23 } \]
4. Formule de probabilité conditionnelle
En général :
\[ \boxed{ P(A\mid B) = \frac{P(A\cap B)}{P(B)} } \]
à condition :
\[ P(B)>0 \]
5. Pourquoi l'intersection apparaît-elle
Sachant que \(B\) s'est produit, \(B\) devient le nouvel espace de possibilités.
Parmi les résultats du \(B\), ceux favorables au \(A\) sont :
\[ A\cap B \]
Donc :
\[ P(A\mid B) = \frac{\text{parte di }B\text{ favorevole ad }A} {\text{tutto }B} \]
6. Vérifiez avec les dés
Nous avons :
\[ P(A\cap B)=\frac26=\frac13 \]
et :
\[ P(B)=\frac36=\frac12 \]
Donc :
\[ P(A\mid B) = \frac{\frac13}{\frac12} = \frac23 \]
7. Exemple avec des cartes
A partir d'un jeu de 52 cartes, nous piochons une carte.
Nous savons que c'est un chiffre.
Quelle est la probabilité qu’il soit roi ?
Les chiffres sont :
- 4 vérins ;
- 4 Femmes ;
- 4 Rois.
Au total :
\[ 12 \]
Les rois sont :
\[ 4 \]
Donc :
\[ \boxed{ P(\text{Re}\mid\text{Figura}) = \frac4{12} = \frac13 } \]
8. La commande compte
En général :
\[ \boxed{ P(A\mid B)\neq P(B\mid A) } \]
Par exemple :
\[ P(\text{Re}\mid\text{Figura})=\frac13 \]
mais :
\[ P(\text{Figura}\mid\text{Re})=1 \]
parce que tous les rois sont des figures.
9. Erreur fréquente
Confondre :
\[ P(A\mid B) \]
avec :
\[ P(B\mid A) \]
c'est l'une des erreurs les plus courantes.
La partie après la barre oblique correspond à l’information que nous savons être vraie.
10. Exemple avec des étudiants
Dans une salle de classe :
- 18 filles ;
- 12 garçons ;
- 10 filles portent des lunettes ;
- 4 garçons portent des lunettes.
Probabilité que les lunettes sachent que c'est une fille :
\[ P(O\mid R) = \frac{10}{18} = \frac59 \]
11. Inversons la question
Probabilité d'être une fille sachant qu'elle porte des lunettes :
Les élèves portant des lunettes sont :
\[ 10+4=14 \]
donc :
\[ P(R\mid O) = \frac{10}{14} = \frac57 \]
On observe :
\[ \frac59\neq\frac57 \]
12. Diagramme en arbre
La probabilité conditionnelle est bien représentée par un arbre.
Supposons :
\[ P(A)=0,6 \]
\[ P(A^c)=0,4 \]
et :
\[ P(B\mid A)=0,7 \]
\[ P(B\mid A^c)=0,2 \]
Chaque branche représente une probabilité conditionnelle.
13. Règle du produit
Commençons par :
\[ P(A\mid B) = \frac{P(A\cap B)}{P(B)} \]
Multiplication par \(P(B)\) :
\[ \boxed{ P(A\cap B) = P(B)P(A\mid B) } \]
De même :
\[ \boxed{ P(A\cap B) = P(A)P(B\mid A) } \]
14. Interprétation
La probabilité que les deux événements se produisent peut être calculée comme suit :
\[ P(A) \]
multiplié par la probabilité que \(B\) sache que \(A\) s'est déjà produit.
15. Urne sans réinsertion
Une urne contient :
- 3 boules rouges ;
- 2 bleus.
On extrait deux boules sans les réinsérer.
Probabilité qu'ils soient tous les deux rouges :
\[ P(R_1)=\frac35 \]
Après un rouge il reste :
- 2 rouges ;
- 2 bleus.
Donc :
\[ P(R_2\mid R_1)=\frac24 \]
et :
\[ P(R_1\cap R_2) = \frac35\cdot\frac24 \]
\[ = \frac3{10} \]
16. Avec réintégration
Si on remet la première boule dans l'urne :
\[ P(R_2\mid R_1)=\frac35 \]
Donc :
\[ P(R_1\cap R_2) = \frac35\cdot\frac35 = \frac9{25} \]
17. Dépendance et indépendance
Si le fait de savoir que \(A\) s'est produit modifie la probabilité de \(B\), les événements sont dépendants.
Si par contre :
\[ P(B\mid A)=P(B) \]
les événements sont indépendants.
Ce concept sera exploré plus en profondeur au chapitre 6.
18. Exemple d'indépendance
Nous jetons une pièce de monnaie et un dé.
Soit :
\[ A=\{\text{dado mostra 6}\} \]
\[ B=\{\text{moneta mostra testa}\} \]
Sachant que c’est face ne change pas la probabilité de 6.
Donc :
\[ P(A\mid B)=P(A)=\frac16 \]
19. Exemple de dépendance
On extrait deux cartes sans les réinsérer.
Soit :
\[ A=\{\text{prima carta è un asso}\} \]
\[ B=\{\text{seconda carta è un asso}\} \]
Avant :
\[ P(B)=\frac4{52} \]
Sachant que le premier est un as :
\[ P(B\mid A)=\frac3{51} \]
Les deux probabilités sont différentes.
20. Deux dés
Nous lançons deux dés.
Nous savons que la somme est 8.
Quelle est la probabilité qu’au moins un affiche un 5 ?
Les résultats avec une somme de 8 sont :
\[ (2,6),(3,5),(4,4),(5,3),(6,2) \]
Ceux qui ont au moins un 5 :
\[ (3,5),(5,3) \]
Donc :
\[ \boxed{ P(\text{almeno un 5}\mid\text{somma}=8) = \frac25 } \]
21. Problème de deux enfants
Modèle simplifié :
\[ \{MM,MF,FM,FF\} \]
Sachant qu'au moins un enfant est de sexe masculin, on élimine :
\[ FF \]
Restant :
\[ MM,MF,FM \]
Donc :
\[ \boxed{ P(MM\mid\text{almeno un maschio}) = \frac13 } \]
22. Différentes informations produisent différentes probabilités
Si l'on sait à la place :
le premier enfant est un garçon
reste :
\[ MM,MF \]
Donc :
\[ P(MM\mid\text{primo figlio maschio}) = \frac12 \]
Les informations de conditionnement sont déterminantes.
23. Trois événements
La règle du produit s'étend :
\[ \boxed{ P(A\cap B\cap C) = P(A) P(B\mid A) P(C\mid A\cap B) } \]
24. Exemple avec trois cartes
D'un jeu de 52 cartes on extrait trois cartes sans les remplacer.
Probabilité qu'ils soient tous des as :
\[ \frac4{52} \cdot \frac3{51} \cdot \frac2{50} \]
25. Méthode alternative
On peut aussi écrire :
\[ \frac{\binom43}{\binom{52}{3}} \]
Les deux méthodes conduisent au même résultat.
26. Erreur à éviter
On ne peut pas toujours écrire :
\[ P(A\cap B)=P(A)P(B) \]
La formule générale correcte est :
\[ \boxed{ P(A\cap B)=P(A)P(B\mid A) } \]
Uniquement en cas d'indépendance :
\[ P(B\mid A)=P(B) \]
et donc :
\[ P(A\cap B)=P(A)P(B) \]
27. Exercices
Exercice 1
Dé : probabilité de 6 sachant qu'un nombre pair est obtenu.
\[ P(6\mid\text{pari})=\frac13 \]
Exercice 2
Carte : probabilité d'as sachant qu'elle est de cœur.
\[ P(\text{asso}\mid\text{cuori}) = \frac1{13} \]
Exercice 3
Urne avec 5 rouges et 3 bleues.
Deux extractions sans réinsertion.
Probabilité de deux bleus :
\[ \frac38\cdot\frac27 = \frac3{28} \]
Exercice 4
Probabilité d'abord rouge puis bleue :
\[ \frac58\cdot\frac37 = \frac{15}{56} \]
Exercice 5
Si :
\[ P(A)=0,4 \]
et :
\[ P(B\mid A)=0,3 \]
alors :
\[ P(A\cap B)=0,12 \]
Exercice 6
Si :
\[ P(A\cap B)=0,18 \]
et :
\[ P(B)=0,3 \]
alors :
\[ P(A\mid B)=0,6 \]
28. Résumé du chapitre 5
La probabilité conditionnelle est :
\[ \boxed{ P(A\mid B) = \frac{P(A\cap B)}{P(B)} } \]
La règle du produit est la suivante :
\[ \boxed{ P(A\cap B) = P(A)P(B\mid A) } \]
Idée fondamentale :
\[ \boxed{ \text{una nuova informazione restringe lo spazio delle possibilità} } \]
Chapitre 6 – Indépendance et dépendance des événements
1. L'idée d'indépendance
Deux événements sont indépendants lorsque la survenance de l’un ne modifie pas la probabilité de l’autre.
En d’autres termes, connaître le résultat de \(A\) ne nous fournit pas d’informations utiles sur \(B\).
2. Définition via probabilité conditionnelle
Si :
\[ P(A)>0 \]
et :
\[ P(B)>0 \]
les événements sont indépendants lorsque :
\[ \boxed{ P(A\mid B)=P(A) } \]
et donc aussi :
\[ \boxed{ P(B\mid A)=P(B) } \]
3. Définition équivalente
En utilisant la règle du produit :
\[ P(A\cap B) = P(A)P(B\mid A) \]
Si les événements sont indépendants :
\[ P(B\mid A)=P(B) \]
donc :
\[ \boxed{ P(A\cap B)=P(A)P(B) } \]
C'est la forme la plus utilisée.
4. Exemple avec des dés et des pièces
Nous jetons une pièce de monnaie et un dé.
Soit :
\[ A=\{\text{testa}\} \]
\[ B=\{\text{esce 6}\} \]
Nous avons :
\[ P(A)=\frac12 \]
\[ P(B)=\frac16 \]
La probabilité que les deux se produisent est :
\[ P(A\cap B)=\frac1{12} \]
Parce que :
\[ \frac12\cdot\frac16=\frac1{12} \]
les événements sont indépendants.
5. Exemple avec deux tirages au sort
Lançons une bonne pièce deux fois.
Soit :
\[ A=\{\text{prima testa}\} \]
\[ B=\{\text{seconda testa}\} \]
Nous avons :
\[ P(A)=\frac12 \]
\[ P(B)=\frac12 \]
et :
\[ P(A\cap B)=\frac14 \]
Parce que :
\[ \frac12\cdot\frac12=\frac14 \]
les événements sont indépendants.
6. Dépendance
Deux événements sont dépendants lorsque :
\[ P(A\mid B)\neq P(A) \]
c'est-à-dire que savoir que \(B\) s'est produit modifie la probabilité de \(A\).
7. Exemple avec des cartes
D'un jeu de 52 cartes on extrait deux cartes sans les remplacer.
Soit :
\[ A=\{\text{prima carta asso}\} \]
\[ B=\{\text{seconda carta asso}\} \]
Nous avons :
\[ P(B)=\frac4{52} \]
mais :
\[ P(B\mid A)=\frac3{51} \]
\(A\) et \(B\) sont donc dépendants.
8. Réintégration et indépendance
Si après la première pioche on remet la carte dans le paquet et on mélange :
\[ P(B\mid A)=\frac4{52} \]
égal à :
\[ P(B) \]
Dans ce cas les deux extractions sont indépendantes.
9. Attention : incompatibilité et indépendance ne sont pas la même chose
Il s’agit d’une distinction clé.
Événements incompatibles
Ils ne peuvent pas se produire ensemble :
\[ A\cap B=\varnothing \]
Événements indépendants
L’occurrence de l’un ne change pas la probabilité de l’autre :
\[ P(A\cap B)=P(A)P(B) \]
Ce sont des concepts complètement différents.
10. Exemple d'incompatibilité
Lançons un dé.
Soit :
\[ A=\{\text{esce 2}\} \]
\[ B=\{\text{esce 5}\} \]
Ils ne peuvent pas se produire ensemble.
Donc :
\[ A\cap B=\varnothing \]
Ils sont incompatibles.
11. Sont-ils également indépendants ?
Nous avons :
\[ P(A)=\frac16 \]
\[ P(B)=\frac16 \]
S'ils étaient indépendants, cela devrait contenir :
\[ P(A\cap B) = \frac1{36} \]
Mais en réalité :
\[ P(A\cap B)=0 \]
Ils ne sont donc pas indépendants.
12. Règle importante
Deux événements incompatibles avec une probabilité positive ne peuvent pas être indépendants.
En effet, si :
\[ P(A)>0 \]
et :
\[ P(B)>0 \]
pour l'indépendance, il faudrait :
\[ P(A\cap B)=P(A)P(B)>0 \]
mais pour cause d'incompatibilité :
\[ P(A\cap B)=0 \]
contradiction.
13. Exemple intuitif
Si on sait que 2 est sorti :
\[ P(\text{esce 5}\mid\text{esce 2})=0 \]
alors qu'avant :
\[ P(\text{esce 5})=\frac16 \]
Sachant que \(A\) s'est produit, cela change complètement la probabilité de \(B\).
14. Des événements indépendants peuvent se produire ensemble
Au lancer de pièces et de dés :
\[ A=\{\text{testa}\} \]
\[ B=\{\text{6}\} \]
peuvent se produire simultanément.
En fait :
\[ A\cap B \]
ce n'est pas vide.
L’indépendance ne signifie pas l’impossibilité d’agir ensemble.
15. Formule produit pour événements indépendants
Si \(A\) et \(B\) sont indépendants :
\[ \boxed{ P(A\cap B)=P(A)P(B) } \]
Cette formule est très importante.
16. Trois événements indépendants
Si trois événements :
\[ A,B,C \]
sont mutuellement indépendants, alors :
\[ P(A\cap B)=P(A)P(B) \]
\[ P(A\cap C)=P(A)P(C) \]
\[ P(B\cap C)=P(B)P(C) \]
et aussi :
\[ \boxed{ P(A\cap B\cap C) = P(A)P(B)P(C) } \]
17. L'indépendance à deux ne suffit pas
Il est possible que trois événements soient indépendants deux à deux mais pas mutuellement indépendants.
C’est un point plus avancé mais important.
18. Exemple classique
Nous lançons deux pièces équilibrées.
Définissons :
\[ A=\{\text{prima moneta testa}\} \]
\[ B=\{\text{seconda moneta testa}\} \]
\[ C=\{\text{le due monete danno lo stesso risultato}\} \]
L'espace est :
\[ \{TT,TC,CT,CC\} \]
Nous avons :
\[ P(A)=P(B)=P(C)=\frac12 \]
19. Indépendance à deux
\[ A\cap B=\{TT\} \]
donc :
\[ P(A\cap B)=\frac14 = \frac12\cdot\frac12 \]
De même :
\[ P(A\cap C)=\frac14 \]
et :
\[ P(B\cap C)=\frac14 \]
Les événements sont donc indépendants par paires.
20. Mais pas mutuellement indépendants
La triple intersection est :
\[ A\cap B\cap C=\{TT\} \]
donc :
\[ P(A\cap B\cap C)=\frac14 \]
Mais :
\[ P(A)P(B)P(C) = \frac18 \]
Parce que :
\[ \frac14\neq\frac18 \]
les trois événements ne sont pas mutuellement indépendants.
21. Indépendance et complémentarité
Si \(A\) et \(B\) sont indépendants, alors également :
\[ A^c \]
et :
\[ B \]
ils sont indépendants.
S'applique également à :
\[ A \]
et :
\[ B^c \]
et pour :
\[ A^c \]
et :
\[ B^c \]
22. Démonstration
Si \(A\) et \(B\) sont indépendants :
\[ P(A\cap B)=P(A)P(B) \]
Heure :
\[ P(A^c\cap B) = P(B)-P(A\cap B) \]
\[ = P(B)-P(A)P(B) \]
\[ = P(B)(1-P(A)) \]
\[ = P(B)P(A^c) \]
\(A^c\) et \(B\) sont donc indépendants.
23. Au moins une réussite aux tests indépendants
Supposons que nous disposions de preuves indépendantes \(n\).
La probabilité de succès dans chacun est :
\[ p \]
La probabilité d’échec est :
\[ (1-p)^n \]
Donc :
\[ \boxed{ P(\text{almeno un successo}) = 1-(1-p)^n } \]
24. Exemple avec un dé
On lance un dé 4 fois.
Quelle est la probabilité d’obtenir au moins un 6 ?
Probabilité de ne pas lancer 6 en un seul lancer :
\[ \frac56 \]
Probabilité de ne pas obtenir de 6 en 4 lancers :
\[ \left(\frac56\right)^4 \]
Donc :
\[ \boxed{ P(\text{almeno un 6}) = 1-\left(\frac56\right)^4 } \]
25. Probabilité d'une séquence
Si les lancers sont indépendants, la probabilité d'une séquence spécifique est obtenue en multipliant.
Par exemple, avec une devise équilibrée :
\[ P(TCTT) = \frac12\cdot\frac12\cdot\frac12\cdot\frac12 = \frac1{16} \]
26. Monnaie déséquilibrée
Si :
\[ P(T)=p \]
et :
\[ P(C)=1-p \]
alors :
\[ P(TCTT) = p(1-p)p^2 \]
\[ = p^3(1-p) \]
27. Connexion avec le binôme
Ce raisonnement mène directement à la distribution binomiale.
Si dans les essais indépendants \(n\), nous voulons exactement des succès \(k\), chaque séquence avec des succès \(k\) a une probabilité :
\[ p^k(1-p)^{n-k} \]
Le nombre de séquences possibles est :
\[ \binom nk \]
Donc :
\[ P(X=k) = \binom nk p^k (1-p)^{n-k} \]
28. Exemple avec probabilités données
Supposons :
\[ P(A)=0,4 \]
\[ P(B)=0,5 \]
et \(A\), \(B\) indépendant.
Ensuite :
\[ P(A\cap B) = 0,4\cdot0,5 = 0,2 \]
29. Probabilité d'union
Nous utilisons :
\[ P(A\cup B) = P(A)+P(B)-P(A\cap B) \]
Donc :
\[ P(A\cup B) = 0,4+0,5-0,2 = 0,7 \]
30. Exemple inverse
Supposons :
\[ P(A)=0,3 \]
\[ P(B)=0,4 \]
\[ P(A\cap B)=0,12 \]
Parce que :
\[ 0,3\cdot0,4=0,12 \]
les événements sont indépendants.
31. Un autre exemple
Si :
\[ P(A)=0,3 \]
\[ P(B)=0,4 \]
mais :
\[ P(A\cap B)=0,20 \]
alors :
\[ 0,20\neq0,12 \]
les événements sont donc dépendants.
32. Indépendance ne signifie pas égalité des chances
Deux événements indépendants peuvent avoir des probabilités très différentes.
Par exemple :
\[ P(A)=0,9 \]
\[ P(B)=0,1 \]
ils peuvent être parfaitement indépendants.
L'indépendance concerne la relation entre les événements et non la valeur de leurs probabilités.
33. Exemple avec des tests répétés
Une machine produit une pièce défectueuse avec probabilité :
\[ 0,02 \]
Nous supposons que les pièces sont indépendantes.
Quelle est la probabilité que 3 pièces consécutives soient toutes bonnes ?
Probabilité qu'une pièce soit bonne :
\[ 0,98 \]
Donc :
\[ P(\text{3 buoni}) = 0,98^3 \]
34. Probabilité d'au moins un défectueux
Le complémentaire est :
tout va bien.
Donc :
\[ P(\text{almeno un difettoso}) = 1-0,98^3 \]
35. Exercices
Exercice 1
Si :
\[ P(A)=0,5 \]
\[ P(B)=0,2 \]
et les événements sont indépendants, calculez :
\[ P(A\cap B) \]
Solution
\[ P(A\cap B)=0,5\cdot0,2=0,1 \]
Exercice 2
Avec les mêmes données, calculez :
\[ P(A\cup B) \]
Solution
\[ P(A\cup B) = 0,5+0,2-0,1 = 0,6 \]
Exercice 3
Si :
\[ P(A)=0,6 \]
\[ P(B)=0,5 \]
\[ P(A\cap B)=0,3 \]
sont-ils indépendants ?
Solution
\[ 0,6\cdot0,5=0,3 \]
Oui.
Exercice 4
Les dés ont été lancés 5 fois.
Cotes du n°6 :
\[ \boxed{ \left(\frac56\right)^5 } \]
Chances d'au moins 6 :
\[ \boxed{ 1-\left(\frac56\right)^5 } \]
Exercice 5
La pièce équilibrée a été retournée 8 fois.
Probabilité d'avoir toujours face :
\[ \boxed{ \left(\frac12\right)^8 } \]
36. Erreur conceptuelle typique
"Les événements sont incompatibles, donc indépendants."
C'est faux.
Si deux événements incompatibles ont une probabilité positive, la survenance de l’un rend l’autre impossible.
Ils sont donc très dépendants.
37. Une autre erreur
"Les événements sont indépendants, ils ne peuvent donc pas se dérouler ensemble."
C'est faux.
L’indépendance nécessite précisément :
\[ P(A\cap B)=P(A)P(B) \]
ce qui, si les deux probabilités sont positives, est positif.
38. Schéma de comparaison
Incompatible
\[ \boxed{ P(A\cap B)=0 } \]
Indépendant
\[ \boxed{ P(A\cap B)=P(A)P(B) } \]
Ce sont deux notions distinctes.
39. Résumé du chapitre 6
Deux événements sont indépendants si :
\[ \boxed{ P(A\mid B)=P(A) } \]
de manière équivalente :
\[ \boxed{ P(A\cap B)=P(A)P(B) } \]
Ils sont dépendants si l’occurrence de l’un modifie la probabilité de l’autre.
La distinction fondamentale est :
\[ \boxed{ \text{indipendenza}\neq\text{incompatibilità} } \]
Pour les événements incompatibles :
\[ P(A\cap B)=0 \]
Pour les événements indépendants :
\[ P(A\cap B)=P(A)P(B) \]
Cette distinction sera fondamentale pour comprendre la probabilité totale, la distribution bayésienne et binomiale.
Chapitre 7 – Théorème de probabilité totale
1. Le problème de démarrage
Supposons qu'un événement puisse se produire via plusieurs itinéraires différents.
Par exemple, un produit peut provenir de :
- depuis la machine 1 ;
- de la machine 2 ;
- de la voiture 3.
Si nous voulons connaître la probabilité que le produit soit défectueux, nous devons prendre en compte :
- la probabilité qu'il provienne de chaque machine ;
- la probabilité qu'il soit défectueux sachant de quelle machine il provient.
Le théorème de probabilité totale vous permet de combiner ces informations.
2. Un exemple intuitif
Une usine utilise deux machines.
La machine \(M_1\) produit :
\[ 60\% \]
des pièces.
La machine \(M_2\) produit :
\[ 40\% \]
des pièces.
Donc :
\[ P(M_1)=0,6 \]
\[ P(M_2)=0,4 \]
Supposons également que :
\[ P(D\mid M_1)=0,02 \]
et :
\[ P(D\mid M_2)=0,05 \]
où \(D\) est l'événement :
la pièce est défectueuse.
On veut calculer :
\[ P(D) \]
3. Nous divisons le problème en deux chemins
Une pièce défectueuse peut provenir de :
- de \(M_1\) ;
- ou depuis \(M_2\).
Donc :
\[ D=(D\cap M_1)\cup(D\cap M_2) \]
Les deux événements sont incompatibles.
Par conséquent :
\[ P(D) = P(D\cap M_1)+P(D\cap M_2) \]
4. Règle du produit
Nous savons que :
\[ P(D\cap M_1) = P(M_1)P(D\mid M_1) \]
et :
\[ P(D\cap M_2) = P(M_2)P(D\mid M_2) \]
Donc :
\[ P(D) = 0,6\cdot0,02 + 0,4\cdot0,05 \]
\[ = 0,012+0,020 \]
\[ = 0,032 \]
Donc :
\[ \boxed{ P(D)=3,2\% } \]
5. Idée fondamentale
La probabilité globale est la somme des probabilités des différents chemins.
Intuitivement :
\[ \boxed{ \text{probabilità totale} = \text{somma delle probabilità dei diversi percorsi} } \]
6. Partition de l'espace échantillon
Les événements :
\[ B_1,B_2,\ldots,B_n \]
former une partition de l'espace échantillon si :
- ils sont incompatibles deux à deux :
\[ B_i\cap B_j=\varnothing \]
pour :
\[ i\neq j \]
- ils couvrent tout l’espace échantillon :
\[ B_1\cup B_2\cup\cdots\cup B_n=\Omega \]
7. Exemple de partition
Supposons que nous divisons une population en groupes d'âge :
\[ B_1=\{\text{meno di 30 anni}\} \]
\[ B_2=\{\text{tra 30 e 60 anni}\} \]
\[ B_3=\{\text{più di 60 anni}\} \]
Si les bandes ne se chevauchent pas et ne couvrent pas la totalité de la population, elles constituent une partition.
8. Théorème de probabilité totale
Si :
\[ B_1,B_2,\ldots,B_n \]
former une partition, puis pour chaque événement \(A\) :
\[ \boxed{ P(A) = \sum_{i=1}^{n} P(B_i)P(A\mid B_i) } \]
c'est à dire :
\[ P(A) = P(B_1)P(A\mid B_1) +\cdots+ P(B_n)P(A\mid B_n) \]
9. Parce que ça marche
L'événement \(A\) peut être décomposé en :
\[ A\cap B_1,\quad A\cap B_2,\quad \ldots,\quad A\cap B_n \]
Ces événements sont incompatibles.
Donc :
\[ P(A) = \sum_i P(A\cap B_i) \]
Mais :
\[ P(A\cap B_i) = P(B_i)P(A\mid B_i) \]
d'où le théorème.
10. Diagramme en arbre
Le théorème peut être bien interprété avec un arbre.
Les branches partent de la racine :
\[ B_1,\ B_2,\ B_3,\ldots \]
L'événement \(A\) démarre alors à partir de chaque branche.
La probabilité d'un chemin est :
\[ P(B_i)P(A\mid B_i) \]
11. Règle générale de l'arbre
Nous nous souvenons :
\[ \boxed{\text{lungo un percorso si moltiplica}} \]
et :
\[ \boxed{\text{tra percorsi alternativi si somma}} \]
12. Exemple avec trois usines
Une entreprise produit dans trois usines :
\[ P(S_1)=0,5 \]
\[ P(S_2)=0,3 \]
\[ P(S_3)=0,2 \]
Les taux de défauts sont :
\[ P(D\mid S_1)=0,01 \]
\[ P(D\mid S_2)=0,03 \]
\[ P(D\mid S_3)=0,04 \]
Calculons :
\[ P(D) \]
13. Solution
\[ P(D) = 0,5\cdot0,01 + 0,3\cdot0,03 + 0,2\cdot0,04 \]
\[ = 0,005+0,009+0,008 \]
\[ = 0,022 \]
Donc :
\[ \boxed{ P(D)=2,2\% } \]
14. Moyenne pondérée
La formule :
\[ P(D) = 0,5\cdot0,01 + 0,3\cdot0,03 + 0,2\cdot0,04 \]
peut être considérée comme une moyenne pondérée des probabilités conditionnelles.
Les poids sont :
\[ 0,5,\quad0,3,\quad0,2 \]
15. Conséquence importante
Puisque les poids totalisent 1 :
\[ P(B_1)+\cdots+P(B_n)=1 \]
la probabilité totale doit être comprise entre le minimum et le maximum des probabilités conditionnelles :
\[ \min_i P(A\mid B_i) \leq P(A) \leq \max_i P(A\mid B_i) \]
16. Cas \(B\) et \(B^c\)
Un événement et son complément forment une partition.
Donc :
\[ \boxed{ P(A) = P(B)P(A\mid B) + P(B^c)P(A\mid B^c) } \]
17. Exemple
30% d'une population utilise un service :
\[ P(S)=0,3 \]
donc :
\[ P(S^c)=0,7 \]
Supposons :
\[ P(A\mid S)=0,8 \]
\[ P(A\mid S^c)=0,2 \]
Ensuite :
\[ P(A) = 0,3\cdot0,8 + 0,7\cdot0,2 \]
\[ = 0,24+0,14 = 0,38 \]
Donc :
\[ \boxed{ P(A)=38\% } \]
18. Exemple avec des urnes
Choisissons une urne :
\[ P(U_1)=\frac13 \]
\[ P(U_2)=\frac23 \]
L'urne \(U_1\) contient :
- 4 rouges ;
- 6 bleus.
L'urne \(U_2\) contient :
- 7 rouges ;
- 3 bleus.
Nous voulons la probabilité de tirer une boule rouge.
19. Solution
\[ P(R\mid U_1)=\frac4{10} \]
\[ P(R\mid U_2)=\frac7{10} \]
Donc :
\[ P(R) = \frac13\cdot\frac4{10} + \frac23\cdot\frac7{10} \]
\[ = \frac4{30} + \frac{14}{30} = \frac{18}{30} = \frac35 \]
Donc :
\[ \boxed{ P(R)=\frac35 } \]
20. Exemple avec des étudiants
Dans une école :
- 40% scientifique ;
- 35% classique ;
- 25% linguistique.
La probabilité de participer à une activité est :
\[ 0,60 \]
pour le scientifique,
\[ 0,50 \]
pour le classique,
\[ 0,40 \]
pour la linguistique.
Donc :
\[ P(A) = 0,40\cdot0,60 + 0,35\cdot0,50 + 0,25\cdot0,40 \]
\[ = 0,24+0,175+0,10 \]
\[ = 0,515 \]
Donc :
\[ \boxed{ P(A)=51,5\% } \]
21. Exemple avec test de diagnostic
Supposons :
\[ P(M)=0,02 \]
\[ P(M^c)=0,98 \]
et :
\[ P(+\mid M)=0,95 \]
\[ P(+\mid M^c)=0,04 \]
Quelle est la probabilité globale d’un test positif ?
22. Solution
\[ P(+) = P(M)P(+\mid M) + P(M^c)P(+\mid M^c) \]
\[ = 0,02\cdot0,95 + 0,98\cdot0,04 \]
\[ = 0,019+0,0392 \]
\[ = 0,0582 \]
Donc :
\[ \boxed{ P(+)=5,82\% } \]
23. Une question naturelle
Nous pouvons maintenant demander :
sachant que le test est positif, quelle est la probabilité que la personne soit atteinte de la maladie ?
Nous voulons :
\[ P(M\mid+) \]
Au lieu de cela, nous savons :
\[ P(+\mid M) \]
Les deux probabilités ne sont pas les mêmes.
Cela conduit au théorème de Bayes.
24. Fréquences absolues
Nous pouvons rendre le problème plus intuitif en imaginant 10 000 personnes.
Avec :
\[ P(M)=0,02 \]
nous avons :
\[ 200 \]
les personnes atteintes de cette maladie.
95% de tests positifs :
\[ 190 \]
Les personnes sans condition sont :
\[ 9800 \]
4% de tests positifs :
\[ 392 \]
Total des points positifs :
\[ 190+392=582 \]
et :
\[ \frac{582}{10000}=0,0582 \]
25. Exemple avec moyen de transport
Une personne va au travail :
- voiture 50 % ;
- former 30 % ;
- vélo 20%.
Probabilité de retard :
\[ 0,10 \]
avec voiture,
\[ 0,20 \]
en train,
\[ 0,05 \]
avec vélo.
Donc :
\[ P(R) = 0,50\cdot0,10 + 0,30\cdot0,20 + 0,20\cdot0,05 \]
\[ = 0,05+0,06+0,01 = 0,12 \]
Donc :
\[ \boxed{12\%} \]
26. Procédure générale
Étape 1
Identifiez les causes :
\[ B_1,\ldots,B_n \]
Étape 2
Vérifiez qu'ils forment une partition.
Étape 3
Recherchez l'événement final \(A\).
Étape 4
Écrivez :
\[ P(B_i) \]
et :
\[ P(A\mid B_i) \]
Étape 5
Multipliez le long de chaque chemin :
\[ P(B_i)P(A\mid B_i) \]
Étape 6
Ajouter :
\[ P(A) = \sum_i P(B_i)P(A\mid B_i) \]
27. Exercices
Exercice 1
Deux machines produisent :
\[ 70\% \]
et :
\[ 30\% \]
des pièces.
Taux de défauts :
\[ 2\% \]
et :
\[ 5\% \]
Donc :
\[ P(D) = 0,7\cdot0,02 + 0,3\cdot0,05 \]
\[ = 0,029 \]
\[ \boxed{2,9\%} \]
Exercice 2
Deux urnes choisies avec une égale probabilité.
Urne A :
- 8 blancs ;
- 2 noirs.
Urne B :
- 3 blancs ;
- 7 noirs.
Donc :
\[ P(Bianca) = \frac12\cdot\frac8{10} + \frac12\cdot\frac3{10} \]
\[ = \frac{11}{20} = 0,55 \]
Exercice 3
25% d'achats en ligne, 75% en magasin.
Retours :
\[ 10\% \]
en ligne,
\[ 4\% \]
boutique.
\[ P(R) = 0,25\cdot0,10 + 0,75\cdot0,04 \]
\[ = 0,055 \]
\[ \boxed{5,5\%} \]
28. Résumé du chapitre 7
Si :
\[ B_1,\ldots,B_n \]
former une partition :
\[ \boxed{ P(A) = \sum_iP(B_i)P(A\mid B_i) } \]
Règle générale :
\[ \boxed{\text{moltiplica lungo i percorsi}} \]
\[ \boxed{\text{somma i percorsi alternativi}} \]
Chapitre 8 – Théorème de Bayes
1. Le problème inverse
Dans le chapitre précédent, nous avons calculé :
\[ P(A) \]
sachant:
\[ P(B_i) \]
et :
\[ P(A\mid B_i) \]
Nous voulons maintenant faire le chemin inverse.
Nous examinons \(A\) et souhaitons savoir :
quelle est la probabilité que \(B_i\) en soit la cause ?
Autrement dit, nous voulons :
\[ P(B_i\mid A) \]
2. D'où vient la formule
Commençons par :
\[ P(B\mid A) = \frac{P(A\cap B)}{P(A)} \]
Mais :
\[ P(A\cap B) = P(B)P(A\mid B) \]
Donc :
\[ \boxed{ P(B\mid A) = \frac{ P(B)P(A\mid B) }{ P(A) } } \]
C'est la forme de base du théorème de Bayes.
3. Formule générale
Si :
\[ B_1,\ldots,B_n \]
former une partition :
\[ \boxed{ P(B_i\mid A) = \frac{ P(B_i)P(A\mid B_i) }{ \sum_j P(B_j)P(A\mid B_j) } } \]
4. Interprétation intuitive
Bayes met à jour une probabilité initiale après avoir reçu de nouvelles informations.
Schéma :
\[ \boxed{ \text{probabilità iniziale} \rightarrow \text{nuova evidenza} \rightarrow \text{probabilità aggiornata} } \]
5. A priori et a posteriori
La probabilité initiale :
\[ P(B) \]
C'est ce qu'on appelle une probabilité a priori.
La probabilité mise à jour :
\[ P(B\mid A) \]
C'est ce qu'on appelle la probabilité postérieure.
6. Exemple avec des urnes
Nous choisissons :
\[ P(U_1)=\frac13 \]
\[ P(U_2)=\frac23 \]
Urne \(U_1\) :
- 4 rouges ;
- 6 bleus.
Urne \(U_2\) :
- 7 rouges ;
- 3 bleus.
On observe une boule rouge.
Nous voulons :
\[ P(U_1\mid R) \]
7. Probabilité totale de rouge
\[ P(R) = \frac13\cdot\frac4{10} + \frac23\cdot\frac7{10} \]
\[ = \frac4{30} + \frac{14}{30} = \frac{18}{30} = \frac35 \]
8. Appliquons Bayes
\[ P(U_1\mid R) = \frac{ \frac13\cdot\frac4{10} }{ \frac35 } \]
\[ = \frac29 \]
Donc :
\[ \boxed{ P(U_1\mid R)=\frac29 } \]
9. Deuxième urne
\[ P(U_2\mid R) = 1-\frac29 = \frac79 \]
10. Signification
Avant extraction :
\[ P(U_1)=\frac13 \]
Après avoir regardé le rouge :
\[ P(U_1\mid R)=\frac29 \]
Les preuves ont modifié la probabilité initiale.
11. Exemple avec des usines
Deux usines produisent :
\[ 70\% \]
et :
\[ 30\% \]
des pièces.
Taux de défauts :
\[ 2\% \]
et :
\[ 5\% \]
Une pièce est défectueuse.
Quelle est la probabilité que cela provienne de la deuxième plante ?
12. Probabilité de défaut
\[ P(D) = 0,7\cdot0,02 + 0,3\cdot0,05 \]
\[ = 0,014+0,015 = 0,029 \]
13. Bayès
\[ P(S_2\mid D) = \frac{ 0,3\cdot0,05 }{ 0,029 } \]
\[ = \frac{0,015}{0,029} \]
\[ \approx0,5172 \]
Donc :
\[ \boxed{ P(S_2\mid D)\approx51,7\% } \]
14. Interprétation
La deuxième usine ne produit que 30 % des pièces.
Mais parmi les défectueux, la probabilité qu’ils proviennent de \(S_2\) dépasse 50 %.
C’est parce qu’il a un taux de défauts plus élevé.
15. Test diagnostique
Supposons :
\[ P(M)=0,02 \]
\[ P(M^c)=0,98 \]
et :
\[ P(+\mid M)=0,95 \]
\[ P(+\mid M^c)=0,04 \]
Une personne est testée positive.
Nous voulons :
\[ P(M\mid+) \]
16. Calculons \(P(+)\)
\[ P(+) = 0,02\cdot0,95 + 0,98\cdot0,04 \]
\[ = 0,019+0,0392 \]
\[ = 0,0582 \]
17. Appliquons Bayes
\[ P(M\mid+) = \frac{ 0,02\cdot0,95 }{ 0,0582 } \]
\[ = \frac{0,019}{0,0582} \]
\[ \approx0,3265 \]
Donc :
\[ \boxed{ P(M\mid+)\approx32,6\% } \]
18. Résultat contre-intuitif
Le test reconnaît 95 % des personnes atteintes de la maladie.
Pourtant, un résultat positif a environ 32,6 % de chances d’être réellement atteint de la maladie.
La raison est que cette condition est rare.
19. Fréquences naturelles
Imaginons :
\[ 10000 \]
les gens.
Avec la condition :
\[ 200 \]
Vrais points positifs :
\[ 200\cdot0,95=190 \]
Sans condition :
\[ 9800 \]
Faux positifs :
\[ 9800\cdot0,04=392 \]
Total des points positifs :
\[ 190+392=582 \]
Donc :
\[ \frac{190}{582} \approx0,3265 \]
20. Les deux probabilités ne sont pas égales
\[ P(+\mid M)=95\% \]
mais :
\[ P(M\mid+)\approx32,6\% \]
En général :
\[ \boxed{ P(A\mid B)\neq P(B\mid A) } \]
21. Bayes comme inversion
Bayes permet de passer de :
\[ P(A\mid B) \]
à:
\[ P(B\mid A) \]
correction des probabilités de base.
22. Forme interprétative
On peut retenir :
\[ \boxed{ \text{posteriori} = \frac{ \text{priori}\times\text{verosimiglianza} }{ \text{evidenza} } } \]
c'est à dire :
\[ P(B\mid A) = \frac{ P(B)P(A\mid B) }{ P(A) } \]
23. Exemple avec des étudiants
Dans une école :
- 60% pendant deux ans ;
- 40% sur une période de trois ans.
Suivre un cours :
- 20% de la période de deux ans ;
- 50% de la période de trois ans.
Nous voulons la probabilité qu'un étudiant participant soit un étudiant de trois ans.
24. Probabilité de participation
\[ P(C) = 0,6\cdot0,2 + 0,4\cdot0,5 \]
\[ = 0,12+0,20 = 0,32 \]
25. Bayès
\[ P(T\mid C) = \frac{ 0,4\cdot0,5 }{ 0,32 } \]
\[ = 0,625 \]
Donc :
\[ \boxed{ P(T\mid C)=62,5\% } \]
26. Exemple avec trois causes
Trois machines produisent :
\[ 50\%,\quad30\%,\quad20\% \]
des pièces.
Taux de défauts :
\[ 1\%,\quad3\%,\quad4\% \]
Une pièce est défectueuse.
Quelle est la probabilité que cela provienne de la troisième voiture ?
27. Probabilité totale de défaut
\[ P(D) = 0,5\cdot0,01 + 0,3\cdot0,03 + 0,2\cdot0,04 \]
\[ = 0,005+0,009+0,008 = 0,022 \]
28. Bayès
\[ P(M_3\mid D) = \frac{ 0,2\cdot0,04 }{ 0,022 } \]
\[ = \frac{0,008}{0,022} \]
\[ \approx0,3636 \]
Donc :
\[ \boxed{ P(M_3\mid D)\approx36,4\% } \]
29. Vérifiez
\[ P(M_1\mid D) = \frac{0,005}{0,022} \approx22,7\% \]
\[ P(M_2\mid D) = \frac{0,009}{0,022} \approx40,9\% \]
\[ P(M_3\mid D) \approx36,4\% \]
La somme est d'environ :
\[ 100\% \]
30. Bayes comme rapport de chemin
On peut retenir :
\[ \boxed{ P(B_i\mid A) = \frac{ \text{probabilità del percorso }B_i\to A }{ \text{probabilità totale di arrivare ad }A } } \]
31. Erreur de taux de base
Une erreur courante consiste à ignorer :
\[ P(B) \]
c'est-à-dire la probabilité initiale.
Si un événement est très rare, même un test précis peut produire de nombreux faux positifs par rapport aux vrais positifs.
32. Quand utiliser Bayes
Bayes est utile lorsque :
- il existe plusieurs causes possibles ;
- nous connaissons la probabilité initiale des causes ;
- nous connaissons la probabilité de la preuve étant donné chaque cause ;
- nous examinons les preuves ;
- nous voulons en retracer la cause.
33. Exercice 1
Deux urnes :
\[ P(U_1)=0,4 \]
\[ P(U_2)=0,6 \]
Probabilité de blanc :
\[ P(B\mid U_1)=0,3 \]
\[ P(B\mid U_2)=0,7 \]
Calculons :
\[ P(B) = 0,4\cdot0,3 + 0,6\cdot0,7 \]
\[ = 0,54 \]
Donc :
\[ P(U_1\mid B) = \frac{0,12}{0,54} = \frac29 \]
34. Exercice 2
Ligne 1 :
\[ 75\% \]
fabrication, défauts :
\[ 2\% \]
Ligne 2 :
\[ 25\% \]
fabrication, défauts :
\[ 6\% \]
Probabilité totale :
\[ P(D) = 0,75\cdot0,02 + 0,25\cdot0,06 \]
\[ = 0,03 \]
Donc :
\[ P(L_2\mid D) = \frac{0,015}{0,03} = 0,5 \]
\[ \boxed{50\%} \]
35. Exercice 3
Caractéristique présente chez 10% de la population.
Test positif :
- 90% si présent ;
- 20% en cas d'absence.
\[ P(+) = 0,1\cdot0,9 + 0,9\cdot0,2 \]
\[ = 0,27 \]
Donc :
\[ P(C\mid+) = \frac{0,09}{0,27} = \frac13 \]
\[ \boxed{33,3\%} \]
36. Exercice contre-intuitif
Une condition affecte :
\[ 1 \]
personne sur :
\[ 1000 \]
Donc :
\[ P(M)=0,001 \]
Essais :
\[ P(+\mid M)=0,99 \]
\[ P(+\mid M^c)=0,01 \]
Calculons :
\[ P(+) = 0,001\cdot0,99 + 0,999\cdot0,01 \]
\[ = 0,01098 \]
Donc :
\[ P(M\mid+) = \frac{0,00099}{0,01098} \]
\[ \approx0,0902 \]
c'est-à-dire environ :
\[ \boxed{9\%} \]
37. Bayes ne crée pas d'informations
Le théorème nécessite des données initiales :
- probabilité a priori ;
- probabilités conditionnelles ;
- les preuves observées.
Si cette information est incertaine, l’issue le sera également.
38. Procédure générale
Étape 1
Identifiez les causes :
\[ B_1,\ldots,B_n \]
Étape 2
Écrivez :
\[ P(B_i) \]
Étape 3
Écrivez :
\[ P(A\mid B_i) \]
Étape 4
Calculer :
\[ P(A) \]
avec la probabilité totale.
Étape 5
Postuler :
\[ \boxed{ P(B_i\mid A) = \frac{ P(B_i)P(A\mid B_i) }{ P(A) } } \]
39. Probabilité totale et Bayes
Les deux théorèmes fonctionnent ensemble.
Probabilité totale :
\[ \boxed{ P(A) = \sum_iP(B_i)P(A\mid B_i) } \]
Bayes :
\[ \boxed{ P(B_i\mid A) = \frac{ P(B_i)P(A\mid B_i) }{ \sum_jP(B_j)P(A\mid B_j) } } \]
40. Idée finale
Bayes peut être résumé ainsi :
\[ \boxed{ \text{una nuova informazione modifica razionalmente le probabilità iniziali} } \]
Nous avons d'abord :
\[ P(B) \]
Après avoir observé \(A\) :
\[ P(B\mid A) \]
C'est l'un des principes fondamentaux des statistiques, des diagnostics et de l'inférence probabiliste.
Chapitre 9 – Variables aléatoires discrètes et continues
1. Pourquoi introduisons-nous des variables aléatoires
Jusqu'à présent, nous avons étudié des événements tels que :
un nombre pair sort
ou :
la pièce est défectueuse.
Mais souvent on souhaite associer un chiffre au résultat de l’expérience.
Par exemple :
- nombre de têtes en 5 lancers ;
- nombre de clients entrant dans un magasin en une heure ;
- le temps d'attente ;
- la taille d'une personne ;
- durée de vie d'une ampoule.
Pour décrire mathématiquement ces quantités, nous introduisons le concept de variable aléatoire.
2. Définition intuitive
Une variable aléatoire est une fonction qui associe un nombre réel à chaque résultat possible d'une expérience aléatoire.
En symboles :
\[ X:\Omega\rightarrow\mathbb{R} \]
À chaque résultat :
\[ \omega\in\Omega \]
la variable associe :
\[ X(\omega) \]
3. Exemple avec deux pièces
Lançons deux pièces.
\[ \Omega=\{TT,TC,CT,CC\} \]
Définissons :
\[ X=\text{numero di teste} \]
Ensuite :
\[ X(TT)=2 \]
\[ X(TC)=1 \]
\[ X(CT)=1 \]
\[ X(CC)=0 \]
Ainsi \(X\) peut prendre :
\[ 0,1,2 \]
4. Résultat et valeur de la variable
Dans l'exemple :
\[ TC \]
c'est un résultat.
Au lieu de cela :
\[ X(TC)=1 \]
est la valeur de la variable aléatoire.
L’espace échantillon contient les résultats.
La variable les transforme en nombres.
5. Parce que c'est utile
Au tirage au sort de 10 pièces il y a :
\[ 2^{10}=1024 \]
séquences possibles.
Si on s'intéresse uniquement au nombre de têtes, la variable ne peut prendre que :
\[ 0,1,2,\ldots,10 \]
Cela simplifie grandement le problème.
6. Variable aléatoire discrète
Une variable est discrète lorsqu'elle prend un nombre fini ou dénombrable de valeurs.
Exemples :
- nombre d'enfants ;
- nombre d'appels téléphoniques ;
- nombre de défauts ;
- nombre de réussites ;
- nombre de fois où il apparaît 6.
7. Variable aléatoire continue
Une variable est continue lorsqu'elle peut prendre toutes les valeurs d'une plage.
Exemples :
- la hauteur ;
- poids;
- température;
- temps;
- distance;
- durée.
8. Exemple discret
Lançons un dé.
\[ X=\text{numero ottenuto} \]
Ensuite :
\[ X\in\{1,2,3,4,5,6\} \]
9. Exemple continu
Nous mesurons le temps nécessaire à une activité.
On peut avoir :
\[ 10,4 \]
\[ 10,43 \]
\[ 10,437 \]
et ainsi de suite.
Idéalement :
\[ X\in[0,+\infty) \]
10. Fonction de probabilité discrète
Si \(X\) est discret :
\[ \boxed{ p(x)=P(X=x) } \]
Cela doit valoir :
\[ p(x)\geq0 \]
et :
\[ \sum_xp(x)=1 \]
11. Exemple avec deux pièces
Pour :
\[ X=\text{numero di teste} \]
nous avons :
\[ P(X=0)=\frac14 \]
\[ P(X=1)=\frac12 \]
\[ P(X=2)=\frac14 \]
et :
\[ \frac14+\frac12+\frac14=1 \]
12. Distribution de probabilité
L'ensemble des valeurs possibles de \(X\) et de leurs probabilités respectives constitue son :
\[ \boxed{\text{distribuzione di probabilità}} \]
13. Noix ordinaire
Si :
\[ X=\text{numero ottenuto} \]
alors :
\[ P(X=x)=\frac16 \]
pour :
\[ x=1,\ldots,6 \]
14. Variable indicatrice
Définissons :
\[ I_A= \begin{cases} 1 & \text{se }A\text{ si verifica}\\ 0 & \text{altrimenti} \end{cases} \]
Une variable de ce type s'appelle :
\[ \boxed{\text{indicatrice}} \]
15. Exemple avec des dés
Définissons :
\[ X= \begin{cases} 1 & \text{se esce pari}\\ 0 & \text{se esce dispari} \end{cases} \]
Ensuite :
\[ P(X=1)=\frac12 \]
\[ P(X=0)=\frac12 \]
16. Variables continues et probabilité ponctuelle
Pour une variable continue :
\[ \boxed{ P(X=x)=0 } \]
pour chaque valeur individuelle \(x\).
Cela ne veut pas dire que la valeur est impossible.
Cela signifie que la probabilité d’obtenir un seul point est nulle.
17. Densité de probabilité
Pour une variable continue, nous utilisons une fonction :
\[ f(x) \]
appelée densité.
Cela doit valoir :
\[ f(x)\geq0 \]
et :
\[ \int_{-\infty}^{+\infty}f(x)\,dx=1 \]
18. La probabilité est un domaine
Pour une variable continue :
\[ \boxed{ P(a\leq X\leq b) = \int_a^bf(x)\,dx } \]
La probabilité est donc une aire sous la courbe.
19. La densité et la probabilité ne sont pas la même chose
La valeur :
\[ f(x) \]
ce n'est pas une probabilité précise.
Une densité peut même dépasser 1.
Ce qui doit être égal à 1 est la superficie totale.
20. Uniforme suite
Si :
\[ X\sim U(0,10) \]
la densité est :
\[ f(x)=\frac1{10} \]
pour :
\[ 0\leq x\leq10 \]
21. Exemple
\[ P(2\leq X\leq5) = 3\cdot\frac1{10} = 0,3 \]
22. Fonction de distribution
Pour toute variable nous définissons :
\[ \boxed{ F(x)=P(X\leq x) } \]
C'est la probabilité accumulée jusqu'à \(x\).
23. Exemple discret
Supposons :
\[ P(X=0)=0,2 \]
\[ P(X=1)=0,5 \]
\[ P(X=2)=0,3 \]
Ensuite :
\[ F(0)=0,2 \]
\[ F(1)=0,7 \]
\[ F(2)=1 \]
24. Propriétés de \(F(x)\)
La fonction de distribution :
- est compris entre 0 et 1 ;
- ne diminue pas ;
- tend vers 0 pour \(x\to-\infty\) ;
- rideaux à 1 pour \(x\to+\infty\).
25. Probabilité d'un intervalle
\[ \boxed{ P(a<X\leq b) = F(b)-F(a) } \]
26. Discret et continu
Pour une variable discrète :
\[ P(X=x) \]
ça peut être positif.
Pour la suite :
\[ P(X=x)=0 \]
27. Exemple : nombre de clients
\[ X=\text{numero di clienti in un'ora} \]
Valeurs possibles :
\[ 0,1,2,\ldots \]
Donc :
\[ \boxed{\text{discreta}} \]
28. Exemple : temps d'attente
\[ X=\text{tempo di attesa} \]
Il peut prendre des valeurs réelles positives.
Donc :
\[ \boxed{\text{continua}} \]
29. Plusieurs variables sur la même expérience
En lançant deux dés on peut définir :
\[ X=\text{somma} \]
\[ Y=\text{massimo} \]
\[ Z=\text{numero di 6} \]
L'espace d'échantillonnage est le même, mais les variables décrivent des aspects différents.
30. Somme de deux dés
Si :
\[ X=D_1+D_2 \]
alors :
\[ X\in\{2,3,\ldots,12\} \]
avec probabilité :
\[ \frac1{36},\frac2{36},\frac3{36},\ldots \]
La somme 7 a une probabilité :
\[ \frac6{36} \]
31. Répartition de la somme
\[ P(X=2)=\frac1{36} \]
\[ P(X=3)=\frac2{36} \]
\[ P(X=4)=\frac3{36} \]
\[ P(X=5)=\frac4{36} \]
\[ P(X=6)=\frac5{36} \]
\[ P(X=7)=\frac6{36} \]
puis symétriquement.
32. Exercices
Exercice 1
Trois pièces.
\[ X=\text{numero di teste} \]
Valeurs :
\[ \boxed{0,1,2,3} \]
Exercice 2
\[ P(X=3)=\frac18 \]
Exercice 3
\[ P(X=2)=\frac38 \]
Exercice 4
Nombre d'emails reçus :
\[ \boxed{\text{discreta}} \]
Exercice 5
Température :
\[ \boxed{\text{continua}} \]
33. Résumé du chapitre 9
Une variable aléatoire est :
\[ \boxed{ X:\Omega\rightarrow\mathbb R } \]
Cela peut être :
\[ \boxed{\text{discreta}} \]
ou :
\[ \boxed{\text{continua}} \]
Pour un discret :
\[ p(x)=P(X=x) \]
Pour la suite :
\[ P(a\leq X\leq b) = \int_a^bf(x)\,dx \]
Pour les deux :
\[ \boxed{ F(x)=P(X\leq x) } \]
Chapitre 10 – Espérance, variance et écart type
1. Pourquoi ils sont utiles
Une distribution peut être résumée par quelques nombres fondamentaux :
\[ \boxed{\text{valore atteso}} \]
\[ \boxed{\text{varianza}} \]
\[ \boxed{\text{deviazione standard}} \]
L'espérance décrit le centre.
La variance et l'écart type décrivent la dispersion.
2. Espérance
Pour une variable discrète :
\[ \boxed{ E(X)=\sum_i x_ip_i } \]
C'est une moyenne pondérée des valeurs possibles.
3. Exemple avec un dé
\[ E(X) = 1\cdot\frac16+ 2\cdot\frac16+ \cdots+ 6\cdot\frac16 \]
\[ = \frac{21}{6} = 3,5 \]
Donc :
\[ \boxed{E(X)=3,5} \]
4. Un point important
Le dé ne peut pas afficher :
\[ 3,5 \]
L'espérance n'est pas nécessairement une valeur que la variable peut prendre.
C'est une moyenne théorique à long terme.
5. Deux pièces
Si :
\[ X=\text{numero di teste} \]
avec la probabilité :
\[ \frac14,\frac12,\frac14 \]
alors :
\[ E(X) = 0\cdot\frac14+ 1\cdot\frac12+ 2\cdot\frac14 = 1 \]
6. Jeux et espérance
Supposons que :
- vous gagnez 20 € avec une probabilité de 0,1 ;
- vous perdez 2 € avec une probabilité de 0,9.
\[ E(X) = 20\cdot0,1 + (-2)\cdot0,9 \]
\[ = 0,2 \]
Le gain moyen théorique est donc :
\[ 0,20€ \]
7. Jeu équitable
Un jeu est équitable si :
\[ \boxed{ E(X)=0 } \]
Si :
\[ E(X)>0 \]
il est favorable au joueur en moyenne.
Si :
\[ E(X)<0 \]
il est défavorable.
8. Linéarité de l'espérance
\[ \boxed{ E(aX+b)=aE(X)+b } \]
et :
\[ \boxed{ E(X+Y)=E(X)+E(Y) } \]
Cette propriété est valable même sans indépendance.
9. Variable indicatrice
Pour :
\[ I_A= \begin{cases} 1 & A\\ 0 & A^c \end{cases} \]
nous avons :
\[ E(I_A)=P(A) \]
Donc :
\[ \boxed{ E(I_A)=P(A) } \]
10. Pourquoi la moyenne ne suffit pas
Deux distributions peuvent avoir la même moyenne mais des dispersions très différentes.
Exemple :
A
\[ X=10 \]
toujours.
B
\[ Y= \begin{cases} 0 & \text{prob. }1/2\\ 20 & \text{prob. }1/2 \end{cases} \]
Les deux ont pour moyenne :
\[ 10 \]
mais la seconde est beaucoup plus dispersée.
11. Écart à la moyenne
Posons :
\[ \mu=E(X) \]
L'écart est :
\[ X-\mu \]
La moyenne des écarts vaut 0.
C'est pourquoi nous considérons les carrés des écarts.
12. Variance
\[ \boxed{ \operatorname{Var}(X) = E[(X-\mu)^2] } \]
Pour les variables discrètes :
\[ \boxed{ \operatorname{Var}(X) = \sum_i(x_i-\mu)^2P(X=x_i) } \]
13. Exemple avec deux pièces
Nous avions :
\[ E(X)=1 \]
Donc :
\[ \operatorname{Var}(X) = (0-1)^2\frac14+ (1-1)^2\frac12+ (2-1)^2\frac14 \]
\[ = \frac12 \]
14. Autre formule
\[ \boxed{ \operatorname{Var}(X) = E(X^2)-[E(X)]^2 } \]
Elle est souvent plus pratique.
15. Démonstration
\[ (X-\mu)^2 = X^2-2\mu X+\mu^2 \]
En prenant l'espérance :
\[ E(X^2)-2\mu E(X)+\mu^2 \]
Puisque :
\[ E(X)=\mu \]
nous obtenons :
\[ E(X^2)-\mu^2 \]
16. Exemple avec un dé
\[ E(X)=3,5 \]
Calculons :
\[ E(X^2) = \frac{1+4+9+16+25+36}{6} = \frac{91}{6} \]
Donc :
\[ \operatorname{Var}(X) = \frac{91}{6} - \left(\frac72\right)^2 \]
\[ = \frac{35}{12} \]
17. Écart type
La variance est exprimée en unités au carré.
Pour revenir à l'unité d'origine, nous définissons :
\[ \boxed{ \sigma= \sqrt{\operatorname{Var}(X)} } \]
18. Exemple avec un dé
\[ \sigma = \sqrt{\frac{35}{12}} \approx1,708 \]
19. Interprétation
Petit écart type :
\[ \text{valori concentrati} \]
Grand écart type :
\[ \text{valori dispersi} \]
20. Même moyenne, dispersion différente
Supposons :
\[ X= \begin{cases} 9 & 1/2\\ 11 & 1/2 \end{cases} \]
et :
\[ Y= \begin{cases} 0 & 1/2\\ 20 & 1/2 \end{cases} \]
Les deux ont pour moyenne 10.
Mais :
\[ \operatorname{Var}(X)=1 \]
tandis que :
\[ \operatorname{Var}(Y)=100 \]
21. Transformations linéaires
Si :
\[ Y=aX+b \]
alors :
\[ \boxed{ E(Y)=aE(X)+b } \]
et :
\[ \boxed{ \operatorname{Var}(Y) = a^2\operatorname{Var}(X) } \]
22. Écart type
\[ \boxed{ \sigma_Y=|a|\sigma_X } \]
Le terme \(b\) ne modifie pas la dispersion.
23. Somme de variables
\[ E(X+Y)=E(X)+E(Y) \]
En général :
\[ \operatorname{Var}(X+Y) = \operatorname{Var}(X) + \operatorname{Var}(Y) + 2\operatorname{Cov}(X,Y) \]
24. Cas indépendant
Si \(X\) et \(Y\) sont indépendantes :
\[ \boxed{ \operatorname{Var}(X+Y) = \operatorname{Var}(X) + \operatorname{Var}(Y) } \]
25. Attention
L'égalité suivante est fausse :
\[ \sigma_{X+Y} = \sigma_X+\sigma_Y \]
En cas d'indépendance :
\[ \sigma_{X+Y} = \sqrt{ \sigma_X^2+\sigma_Y^2 } \]
26. Variables continues
Pour une variable continue :
\[ \boxed{ E(X) = \int_{-\infty}^{+\infty}xf(x)\,dx } \]
et :
\[ \boxed{ \operatorname{Var}(X) = \int_{-\infty}^{+\infty} (x-\mu)^2f(x)\,dx } \]
27. Loi uniforme sur \([0,10]\)
Pour :
\[ X\sim U(0,10) \]
\[ E(X)=5 \]
et :
\[ \operatorname{Var}(X) = \frac{100}{12} = \frac{25}{3} \]
28. Moyenne théorique et moyenne empirique
Moyenne théorique :
\[ \mu=E(X) \]
Moyenne empirique :
\[ \bar x= \frac{x_1+\cdots+x_n}{n} \]
Ce sont deux notions différentes.
29. Exemple complet
Supposons :
\[ P(X=0)=0,2 \]
\[ P(X=1)=0,5 \]
\[ P(X=3)=0,3 \]
Moyenne :
\[ E(X) = 0+0,5+0,9 = 1,4 \]
30. Calcul de \(E(X^2)\)
\[ E(X^2) = 0+0,5+2,7 = 3,2 \]
31. Variance
\[ \operatorname{Var}(X) = 3,2-(1,4)^2 \]
\[ = 1,24 \]
32. Écart type
\[ \sigma=\sqrt{1,24} \approx1,11 \]
33. Exercices
Exercice 1
\[ X=1,2,3 \]
avec la probabilité :
\[ 0,2,\ 0,5,\ 0,3 \]
\[ E(X)=2,1 \]
Exercice 2
\[ E(X^2)=4,9 \]
Exercice 3
\[ \operatorname{Var}(X)=0,49 \]
Exercice 4
\[ \sigma=0,7 \]
Exercice 5
Si :
\[ E(X)=8 \]
et :
\[ Y=5X-3 \]
alors :
\[ E(Y)=37 \]
34. Synthèse du chapitre 10
\[ \boxed{ E(X)=\sum_xxP(X=x) } \]
\[ \boxed{ \operatorname{Var}(X) = E[(X-\mu)^2] } \]
\[ \boxed{ \operatorname{Var}(X) = E(X^2)-[E(X)]^2 } \]
\[ \boxed{ \sigma= \sqrt{\operatorname{Var}(X)} } \]
Chapitre 11 – Distributions discrètes
1. Pourquoi utiliser des distributions classiques
De nombreuses expériences différentes partagent la même structure mathématique.
Les principales distributions discrètes que nous étudions sont :
\[ \boxed{\text{Bernoulli}} \]
\[ \boxed{\text{Binomiale}} \]
\[ \boxed{\text{Geometrica}} \]
\[ \boxed{\text{Poisson}} \]
2. Bernoulli
Une épreuve de Bernoulli a deux issues :
\[ \text{successo} \]
et :
\[ \text{insuccesso} \]
avec les probabilités :
\[ p \]
et :
\[ 1-p \]
Définissons :
\[ X= \begin{cases} 1 & \text{successo}\\ 0 & \text{insuccesso} \end{cases} \]
Nous écrivons :
\[ \boxed{ X\sim Bernoulli(p) } \]
3. Fonction de probabilité
\[ P(X=1)=p \]
\[ P(X=0)=1-p \]
Forme compacte :
\[ \boxed{ P(X=x) = p^x(1-p)^{1-x} } \]
4. Espérance et variance de Bernoulli
\[ \boxed{ E(X)=p } \]
\[ \boxed{ \operatorname{Var}(X) = p(1-p) } \]
5. De Bernoulli à la loi binomiale
Nous répétons une épreuve de Bernoulli \(n\) fois.
Définissons :
\[ X=\text{numero di successi} \]
Si :
- \(n\) est fixé ;
- les épreuves sont indépendantes ;
- la probabilité \(p\) est constante ;
alors :
\[ \boxed{ X\sim Bin(n,p) } \]
6. Formule binomiale
\[ \boxed{ P(X=k) = \binom nkp^k(1-p)^{n-k} } \]
pour :
\[ k=0,\ldots,n \]
7. Pourquoi apparaît \(\binom nk\)
Si nous voulons \(k\) succès en \(n\) épreuves, nous devons choisir les \(k\) positions où ils se produisent.
Le nombre de possibilités est :
\[ \binom nk \]
8. Exemple
Une pièce équilibrée lancée 5 fois.
Probabilité d'obtenir 3 fois pile :
\[ P(X=3) = \binom53 \left(\frac12\right)^5 \]
\[ = \frac5{16} \]
9. Espérance et variance de la loi binomiale
\[ \boxed{ E(X)=np } \]
\[ \boxed{ \operatorname{Var}(X) = np(1-p) } \]
\[ \boxed{ \sigma= \sqrt{np(1-p)} } \]
10. Exactement, au moins, au plus
Exactement \(k\) :
\[ P(X=k) \]
Au moins \(k\) :
\[ P(X\geq k) \]
Au plus \(k\) :
\[ P(X\leq k) \]
11. Au moins un succès
\[ P(X\geq1) = 1-P(X=0) \]
Donc :
\[ \boxed{ P(X\geq1) = 1-(1-p)^n } \]
12. Exemple
Probabilité de défaut :
\[ 0,02 \]
20 composants indépendants.
Probabilité d'au moins un composant défectueux :
\[ 1-(0,98)^{20} \]
13. Quand NE PAS utiliser la loi binomiale
Il faut que les conditions suivantes soient remplies :
- nombre fixe d'épreuves ;
- deux issues ;
- même probabilité ;
- indépendance.
Si nous tirons sans remise, ces conditions peuvent ne plus être remplies.
14. Distribution géométrique
La question change :
combien d'épreuves faut-il pour obtenir le premier succès ?
Si les épreuves sont indépendantes et ont une probabilité \(p\) :
\[ \boxed{ X\sim Geom(p) } \]
15. Formule géométrique
\[ \boxed{ P(X=k) = (1-p)^{k-1}p } \]
pour :
\[ k=1,2,\ldots \]
16. Exemple
Nous lançons un dé jusqu'au premier 6.
Probabilité que ce 6 arrive au quatrième lancer :
\[ \left(\frac56\right)^3 \frac16 \]
17. Espérance et variance de la loi géométrique
\[ \boxed{ E(X)=\frac1p } \]
\[ \boxed{ \operatorname{Var}(X) = \frac{1-p}{p^2} } \]
18. Propriété sans mémoire
\[ \boxed{ P(X>m+n\mid X>m) = P(X>n) } \]
Le processus ne « se souvient » pas de la durée déjà attendue.
19. Binomiale et géométrique
Binomiale :
combien de succès en \(n\) épreuves ?
Géométrique :
combien d'épreuves jusqu'au premier succès ?
20. Distribution de Poisson
Elle sert à compter les événements sur un intervalle de :
- temps ;
- espace ;
- longueur ;
- surface ;
- volume.
Nous écrivons :
\[ \boxed{ X\sim Poisson(\lambda) } \]
21. Formule de Poisson
\[ \boxed{ P(X=k) = e^{-\lambda} \frac{\lambda^k}{k!} } \]
22. Exemple
En moyenne, 3 appels par heure.
\[ X\sim Poisson(3) \]
Probabilité de 2 appels :
\[ P(X=2) = e^{-3}\frac{3^2}{2!} \]
23. Aucun événement
\[ \boxed{ P(X=0)=e^{-\lambda} } \]
24. Au moins un événement
\[ \boxed{ P(X\geq1) = 1-e^{-\lambda} } \]
25. Espérance et variance de Poisson
\[ \boxed{ E(X)=\lambda } \]
\[ \boxed{ \operatorname{Var}(X)=\lambda } \]
\[ \boxed{ \sigma=\sqrt\lambda } \]
26. Changer d'intervalle
Si 12 appels arrivent en moyenne par heure, en 15 minutes :
\[ \lambda= 12\cdot\frac14 = 3 \]
27. Quand utiliser Poisson
Lorsque :
- nous comptons des événements ;
- le taux moyen est stable ;
- les événements sont suffisamment indépendants ;
- l'intervalle est bien défini.
28. Poisson comme approximation de la loi binomiale
Si :
\[ n \]
est grand et :
\[ p \]
est petit, avec :
\[ \lambda=np \]
nous pouvons utiliser :
\[ \boxed{ Bin(n,p)\approx Poisson(np) } \]
29. Comparaison finale
Bernoulli
Une seule épreuve.
Binomiale
Nombre de succès en \(n\) épreuves.
Géométrique
Nombre d'épreuves jusqu'au premier succès.
Poisson
Nombre d'événements dans un intervalle.
30. Espérances
Bernoulli :
\[ p \]
Binomiale :
\[ np \]
Géométrique :
\[ \frac1p \]
Poisson :
\[ \lambda \]
31. Variances
Bernoulli :
\[ p(1-p) \]
Binomiale :
\[ np(1-p) \]
Géométrique :
\[ \frac{1-p}{p^2} \]
Poisson :
\[ \lambda \]
32. Synthèse du chapitre 11
\[ \boxed{ Bernoulli(p) } \]
une seule épreuve.
\[ \boxed{ Bin(n,p) } \]
succès en \(n\) épreuves.
\[ \boxed{ Geom(p) } \]
épreuves jusqu'au premier succès.
\[ \boxed{ Poisson(\lambda) } \]
événements dans un intervalle.
Chapitre 12 – Distributions continues : uniformes, exponentielles et normales
1. Variables continues
Pour une variable continue :
\[ P(X=x)=0 \]
Les probabilités concernent les plages :
\[ \boxed{ P(a\leq X\leq b) = \int_a^bf(x)\,dx } \]
2. Distribution uniforme continue
Si toutes les valeurs de :
\[ [a,b] \]
sont tout aussi plausibles :
\[ \boxed{ X\sim U(a,b) } \]
3. Densité uniforme
\[ \boxed{ f(x)= \frac1{b-a} } \]
pour :
\[ a\leq x\leq b \]
4. Probabilité uniforme
\[ \boxed{ P(c\leq X\leq d) = \frac{d-c}{b-a} } \]
5. Exemple
\[ X\sim U(0,10) \]
\[ P(2\leq X\leq5) = \frac3{10} = 0,3 \]
6. Moyenne et variance uniformes
\[ \boxed{ E(X)=\frac{a+b}{2} } \]
\[ \boxed{ \operatorname{Var}(X) = \frac{(b-a)^2}{12} } \]
7. Distribution exponentielle
La distribution exponentielle modélise principalement les temps d’attente.
Nous écrivons :
\[ \boxed{ X\sim Exp(\lambda) } \]
8. Densité exponentielle
\[ \boxed{ f(x)=\lambda e^{-\lambda x} } \]
pour :
\[ x\geq0 \]
9. Fonction de distribution
\[ \boxed{ F(x)=1-e^{-\lambda x} } \]
10. Chance de réussir \(x\)
\[ \boxed{ P(X>x)=e^{-\lambda x} } \]
11. Exemple
\[ X\sim Exp(0,2) \]
\[ P(X>5) = e^{-1} \approx0,3679 \]
12. Probabilité sur un intervalle
\[ \boxed{ P(a<X<b) = e^{-\lambda a} - e^{-\lambda b} } \]
13. Moyenne et variance exponentielles
\[ \boxed{ E(X)=\frac1\lambda } \]
\[ \boxed{ \operatorname{Var}(X) = \frac1{\lambda^2} } \]
\[ \boxed{ \sigma=\frac1\lambda } \]
14. Connexion avec Poisson
Poisson :
combien d'événements ?
Exponentiel :
combien de temps entre les événements ?
Donc :
\[ \boxed{ Poisson\leftrightarrow conteggio } \]
\[ \boxed{ Esponenziale\leftrightarrow attesa } \]
15. Pas de mémoire
\[ \boxed{ P(X>s+t\mid X>s) = P(X>t) } \]
16. Distribution normale
La distribution normale, ou gaussienne, est indiquée :
\[ \boxed{ X\sim N(\mu,\sigma^2) } \]
17. Densité de la normale
\[ \boxed{ f(x) = \frac1{\sigma\sqrt{2\pi}} e^{-\frac{(x-\mu)^2}{2\sigma^2}} } \]
18. Propriétés de la normale
La courbe :
- il est symétrique ;
- a une forme de cloche ;
- est centré sur \(\mu\) ;
- a une aire totale de 1.
19. Moyenne, médiane et mode
Pour la normale :
\[ \boxed{ \text{media}= \text{mediana}= \text{moda} = \mu } \]
20. Rôle de \(\mu\)
\(\mu\) détermine la position de la courbe.
En modifiant \(\mu\), la courbe se déplace.
21. Rôle de \(\sigma\)
\(\sigma\) détermine la dispersion.
Petit \(\sigma\) :
\[ \text{curva stretta} \]
Grand \(\sigma\) :
\[ \text{curva larga} \]
22. Symétrie
\[ P(X<\mu)=\frac12 \]
\[ P(X>\mu)=\frac12 \]
23. Règle 68-95-99.7
Pour un normal :
\[ P(\mu-\sigma<X<\mu+\sigma) \approx68\% \]
\[ P(\mu-2\sigma<X<\mu+2\sigma) \approx95\% \]
\[ P(\mu-3\sigma<X<\mu+3\sigma) \approx99,7\% \]
24. Normalisation
Définissons :
\[ \boxed{ Z= \frac{X-\mu}{\sigma} } \]
Si :
\[ X\sim N(\mu,\sigma^2) \]
alors :
\[ \boxed{ Z\sim N(0,1) } \]
25. Signification du z-score
\[ z= \frac{x-\mu}{\sigma} \]
indique le nombre d'écarts types d'une valeur au-dessus ou en dessous de la moyenne.
26. Exemple
\[ \mu=100 \]
\[ \sigma=15 \]
\[ x=130 \]
\[ z= \frac{130-100}{15} = 2 \]
La valeur est de deux écarts types au-dessus de la moyenne.
27. Un autre exemple
\[ x=85 \]
\[ z= \frac{85-100}{15} = -1 \]
Un écart type en dessous de la moyenne.
28. Fonction \(\Phi\)
Pour la norme normale :
\[ \boxed{ \Phi(z)=P(Z\leq z) } \]
29. Symétrie de la normale standard
\[ \boxed{ \Phi(-z)=1-\Phi(z) } \]
30. Chances à droite
\[ \boxed{ P(Z>z)=1-\Phi(z) } \]
31. Probabilité entre deux valeurs
\[ \boxed{ P(a<Z<b) = \Phi(b)-\Phi(a) } \]
32. Exemple complet
\[ X\sim N(100,15^2) \]
Calculer :
\[ P(X<115) \]
Nous normalisons :
\[ z=1 \]
Donc :
\[ P(X<115) = \Phi(1) \approx0,8413 \]
33. Probabilité plus élevée
\[ P(X>130) \]
\[ z=2 \]
\[ P(Z>2) = 1-\Phi(2) \]
\[ \approx0,0228 \]
34. Probabilité centrale
\[ P(85<X<115) \]
correspond à :
\[ P(-1<Z<1) \]
\[ \approx0,6827 \]
35. Recherche inversée
Si :
\[ \Phi(z)=0,95 \]
alors :
\[ z\approx1,645 \]
36. Valeurs critiques importantes
90% centrale :
\[ z\approx1,645 \]
95% centrale :
\[ z\approx1,96 \]
99% centrale :
\[ z\approx2,576 \]
37. Pourquoi 1,96 et pas 2
Les 95 % centraux exacts sont d’environ :
\[ P(-1,96<Z<1,96)=0,95 \]
La valeur 2 est une approximation pratique.
38. Centiles
Le percentile \(p\) satisfait :
\[ P(X\leq x_p)=p \]
Pour un normal :
\[ \boxed{ x_p= \mu+z_p\sigma } \]
39. Exemple
\[ X\sim N(100,15^2) \]
95e centile :
\[ z_{0,95}\approx1,645 \]
\[ x_{0,95} = 100+1,645\cdot15 \]
\[ \approx124,7 \]
40. Central 95 % et 95e percentile
Ce n’est pas la même chose.
95% centrale :
\[ -1,96<Z<1,96 \]
95e centile :
\[ Z\leq1,645 \]
41. Quand la normale est plausible
La normale apparaît souvent pour :
- les erreurs de mesure ;
- les caractéristiques biologiques ;
- les mesures physiques ;
- des sommes de nombreux petits effets ;
- des moyennes d'échantillons.
Mais tous les phénomènes ne sont pas normaux.
42. Comparaison des distributions continues
Uniforme
Valeurs équiplausibles dans un intervalle.
Exponentiel
Délais d'attente.
Normal
Phénomènes symétriques en forme de cloche.
43. Exercices
Exercice 1
\[ X\sim U(10,20) \]
\[ P(12<X<16) = \frac4{10} = 0,4 \]
Exercice 2
\[ E(X)=15 \]
Exercice 3
\[ X\sim Exp(0,5) \]
\[ P(X>4) = e^{-2} \approx0,1353 \]
Exercice 4
Durée moyenne :
\[ E(X)=\frac1{0,5}=2 \]
Exercice 5
\[ X\sim N(50,10^2) \]
pour :
\[ x=70 \]
nous avons :
\[ z=2 \]
44. Résumé du chapitre 12
Uniforme :
\[ \boxed{ X\sim U(a,b) } \]
\[ E(X)=\frac{a+b}{2} \]
\[ \operatorname{Var}(X) = \frac{(b-a)^2}{12} \]
Exponentiel :
\[ \boxed{ X\sim Exp(\lambda) } \]
\[ P(X>x)=e^{-\lambda x} \]
\[ E(X)=\frac1\lambda \]
Normale :
\[ \boxed{ X\sim N(\mu,\sigma^2) } \]
et normalisation :
\[ \boxed{ Z= \frac{X-\mu}{\sigma} } \]
Mettez les modèles à l’épreuve: ouvrez le laboratoire des distributions.
Chapitre 13 – Loi des grands nombres et théorème central limite
1. Deux résultats différents mais liés
Lorsque nous répétons une expérience aléatoire plusieurs fois, deux choses fondamentales se produisent :
- la moyenne observée tend à se stabiliser ;
- la distribution de la moyenne tend souvent à prendre une forme normale.
Ces phénomènes sont décrits par :
\[ \boxed{\text{Legge dei Grandi Numeri}} \]
et :
\[ \boxed{\text{Teorema Centrale del Limite}} \]
La loi des grands nombres concerne vers quelle valeur tend la moyenne.
Le théorème central limite concerne la façon dont la moyenne est distribuée.
2. Moyenne de l'échantillon
Considérons :
\[ X_1,X_2,\ldots,X_n \]
indépendant et avec la même distribution.
La moyenne de l'échantillon est :
\[ \boxed{ \bar X= \frac{X_1+\cdots+X_n}{n} } \]
3. Valeur attendue de la moyenne
Si :
\[ E(X_i)=\mu \]
alors :
\[ E(\bar X) = \frac1n \sum_{i=1}^nE(X_i) \]
\[ = \frac{n\mu}{n} \]
donc :
\[ \boxed{ E(\bar X)=\mu } \]
4. Variance de la moyenne
Si :
\[ \operatorname{Var}(X_i)=\sigma^2 \]
et les observations sont indépendantes :
\[ \operatorname{Var}(\bar X) = \frac{\sigma^2}{n} \]
donc :
\[ \boxed{ \operatorname{Var}(\bar X) = \frac{\sigma^2}{n} } \]
5. Erreur standard
L’écart type de la moyenne de l’échantillon est :
\[ \boxed{ SE(\bar X) = \frac{\sigma}{\sqrt n} } \]
Cette quantité est appelée erreur standard de la moyenne.
6. Conséquence
Augmentation de \(n\) :
\[ \frac{\sigma}{\sqrt n} \]
diminue.
Les moyennes de l’échantillon se concentrent donc de plus en plus autour :
\[ \mu \]
7. Exemple
Supposons :
\[ \mu=100 \]
\[ \sigma=20 \]
Avec :
\[ n=25 \]
nous avons :
\[ SE=\frac{20}{5}=4 \]
Avec :
\[ n=100 \]
nous avons :
\[ SE=\frac{20}{10}=2 \]
8. Loi des grands nombres
La loi des grands nombres stipule intuitivement que :
\[ \boxed{ \bar X_n\longrightarrow\mu } \]
quand :
\[ n\to\infty \]
La moyenne observée tend à se rapprocher de la valeur attendue.
9. Exemple avec un dé
Pour une noix ordinaire :
\[ E(X)=3,5 \]
Après quelques lancements, la moyenne peut être très différente.
Après de nombreux lancements, il aura plutôt tendance à se stabiliser autour de :
\[ 3,5 \]
10. Fréquence relative
Considérons un événement \(A\) et définissons :
\[ X_i= \begin{cases} 1 & \text{se }A\text{ si verifica}\\ 0 & \text{altrimenti} \end{cases} \]
Ensuite :
\[ E(X_i)=P(A) \]
La moyenne :
\[ \bar X = \frac{X_1+\cdots+X_n}{n} \]
coïncide avec la fréquence relative.
Donc :
\[ \boxed{ f_n(A)\to P(A) } \]
11. Ce que la loi des grands nombres ne dit PAS
Il n'est pas dit que :
après plusieurs queues, il faut que ça tombe sur face.
Si les lancements sont indépendants :
\[ P(T)=\frac12 \]
à chaque lancer.
La pièce ne « rattrape » pas les résultats précédents.
12. Version probabiliste
Une formulation importante est la suivante :
\[ \boxed{ P(|\bar X_n-\mu|>\varepsilon) \to0 } \]
pour :
\[ n\to\infty \]
13. Théorème central limite
Si :
\[ X_1,\ldots,X_n \]
sont indépendants et identiquement répartis avec :
\[ E(X_i)=\mu \]
et :
\[ \operatorname{Var}(X_i)=\sigma^2<\infty \]
puis pour les grands \(n\) :
\[ \boxed{ \bar X \approx N\left( \mu, \frac{\sigma^2}{n} \right) } \]
14. Formulaire standardisé
\[ \boxed{ Z= \frac{ \bar X-\mu }{ \sigma/\sqrt n } \approx N(0,1) } \]
Cette formule sera essentielle pour l’inférence statistique.
15. Le résultat surprenant
La population initiale peut être :
- uniforme;
- exponentiel ;
- discret ;
- asymétrique.
La distribution de la moyenne de l'échantillon a tendance à être normale, dans des conditions appropriées.
16. Attention
Le TCL ne dit pas que les données originales deviennent normales.
Il dit que la distribution de :
\[ \boxed{\bar X} \]
17. Distribution d'échantillonnage de la moyenne
La distribution des valeurs possibles de :
\[ \bar X \]
a :
\[ E(\bar X)=\mu \]
et :
\[ \operatorname{Var}(\bar X)=\frac{\sigma^2}{n} \]
18. Augmentation de \(n\)
Deux choses se produisent :
- la distribution de la moyenne tend vers la normale ;
- la dispersion diminue.
19. Cas particulier : population normale
Si :
\[ X\sim N(\mu,\sigma^2) \]
alors :
\[ \boxed{ \bar X \sim N\left( \mu, \frac{\sigma^2}{n} \right) } \]
pour tout \(n\).
20. Exemple
Supposons :
\[ X\sim N(175,10^2) \]
et :
\[ n=25 \]
Ensuite :
\[ \bar X \sim N\left( 175, \frac{100}{25} \right) \]
donc :
\[ \bar X\sim N(175,4) \]
et :
\[ SE=2 \]
21. Probabilité en moyenne
Calculons :
\[ P(\bar X>178) \]
Nous normalisons :
\[ Z= \frac{178-175}{2} = 1,5 \]
Donc :
\[ P(\bar X>178) = P(Z>1,5) \approx0,0668 \]
22. Observation unique et moyenne
Pour une seule observation :
\[ \sigma_X=\sigma \]
Pour une moyenne :
\[ \boxed{ \sigma_{\bar X} = \frac{\sigma}{\sqrt n} } \]
La moyenne est donc beaucoup moins variable.
23. Réduire de moitié l'erreur type
Parce que :
\[ SE\propto\frac1{\sqrt n} \]
pour le réduire de moitié, vous devez quadrupler \(n\).
24. TCL pour la somme
Si :
\[ S_n=X_1+\cdots+X_n \]
alors :
\[ E(S_n)=n\mu \]
\[ \operatorname{Var}(S_n)=n\sigma^2 \]
et :
\[ \boxed{ S_n \approx N(n\mu,n\sigma^2) } \]
25. Standardisation de la somme
\[ \boxed{ Z= \frac{ S_n-n\mu }{ \sigma\sqrt n } \approx N(0,1) } \]
26. Connexion avec le binôme
Si :
\[ X\sim Bin(n,p) \]
alors :
\[ E(X)=np \]
\[ \operatorname{Var}(X)=np(1-p) \]
Pour \(n\) grand :
\[ \boxed{ X \approx N(np,np(1-p)) } \]
27. Correctif de continuité
Puisque le binôme est discret et la normale est continue :
\[ P(X\leq10) \]
se rapproche de :
\[ P(Y<10,5) \]
et :
\[ P(X=10) \]
avec :
\[ P(9,5<Y<10,5) \]
28. Comparaison de LGN et TCL
Loi des grands nombres :
\[ \boxed{ \bar X\to\mu } \]
Théorème central limite :
\[ \boxed{ \frac{\bar X-\mu}{\sigma/\sqrt n} \approx N(0,1) } \]
29. Idée finale
On peut retenir :
\[ \boxed{ \text{LGN: la media va verso }\mu } \]
\[ \boxed{ \text{TCL: la media si distribuisce come una normale} } \]
Ces résultats constituent la base des statistiques inférentielles.
Chapitre 14 – Échantillonnage, estimation ponctuelle et intervalles de confiance
1. Des probabilités aux statistiques
En probabilité, nous partons d'un modèle connu.
En statistiques, nous partons des données et nous voulons connaître la population.
Schéma :
\[ \boxed{ \text{Popolazione} \rightarrow \text{Campione} \rightarrow \text{Inferenza} } \]
2. Population et échantillon
La population est l'ensemble complet des éléments étudiés.
Le échantillon est un sous-ensemble observé.
3. Paramètres et statistiques
Paramètres de population :
\[ \mu,\quad\sigma^2,\quad p \]
Exemples de statistiques :
\[ \bar X,\quad S^2,\quad\hat p \]
4. Devis ponctuel
Si \(\mu\) est inconnu, on peut l'estimer avec :
\[ \boxed{ \hat\mu=\bar X } \]
Par exemple, si :
\[ \bar x=175,4 \]
nous estimons :
\[ \mu\approx175,4 \]
5. Parce que ce n'est pas suffisant
Une estimation calculée à partir de 5 observations est moins précise que la même estimation calculée à partir de 500 observations.
Il est donc nécessaire de quantifier l'incertitude.
6. Distribution de la moyenne
Nous savons que :
\[ E(\bar X)=\mu \]
et :
\[ SE(\bar X) = \frac{\sigma}{\sqrt n} \]
7. Intervalle de confiance avec \(\sigma\) connu
Si :
\[ Z= \frac{ \bar X-\mu }{ \sigma/\sqrt n } \]
et :
\[ P(-1,96<Z<1,96)\approx0,95 \]
alors :
\[ \boxed{ \mu \in \bar X \pm 1,96\frac{\sigma}{\sqrt n} } \]
au niveau de confiance de 95 %.
8. Forme générale
\[ \boxed{ \bar X \pm z_{\alpha/2} \frac{\sigma}{\sqrt n} } \]
où :
\[ 1-\alpha \]
est le niveau de confiance.
9. Valeurs critiques
90 % :
\[ z\approx1,645 \]
95 % :
\[ z\approx1,96 \]
99 % :
\[ z\approx2,576 \]
10. Exemple complet
Supposons :
\[ \sigma^2=10,66 \]
\[ n=58 \]
\[ \bar x=175,4 \]
Ensuite :
\[ \sigma=\sqrt{10,66}\approx3,265 \]
et :
\[ SE= \frac{3,265}{\sqrt{58}} \approx0,429 \]
11. Portée de 90 %
\[ E= 1,645\cdot0,429 \approx0,706 \]
Donc :
\[ 175,4\pm0,706 \]
soit environ :
\[ \boxed{ [174,69,\ 176,11] } \]
12. Portée de 95 %
\[ E= 1,96\cdot0,429 \approx0,841 \]
Donc :
\[ \boxed{ [174,56,\ 176,24] } \]
13. Portée de 99 %
\[ E= 2,576\cdot0,429 \approx1,105 \]
Donc :
\[ \boxed{ [174,30,\ 176,51] } \]
14. Niveau de confiance et étendue
À mesure que le niveau de confiance augmente, l’intervalle s’élargit.
Plus nous voulons être conservateurs, plus nous devons accepter une large gamme.
15. Marge d'erreur
\[ \boxed{ E= z_{\alpha/2} \frac{\sigma}{\sqrt n} } \]
La gamme est :
\[ \boxed{ \bar X\pm E } \]
16. De quoi cela dépend
La marge dépend :
\[ z_{\alpha/2} \]
\[ \sigma \]
\[ n \]
17. Effet de \(n\)
Si \(n\) augmente, la plage se rétrécit.
Pour réduire de moitié la marge, vous devez quadrupler l’échantillon.
18. 95% d'interprétation
Formellement, le paramètre :
\[ \mu \]
c'est réparé.
Ce sont les intervalles qui changent d’un échantillon à l’autre.
Si nous répétons l'échantillonnage plusieurs fois, environ 95 % des intervalles construits contiendront \(\mu\).
19. Lorsque \(\sigma\) est inconnu
En pratique, \(\sigma\) est souvent inconnu.
Nous l'estimons avec :
\[ s \]
et on utilise la distribution :
\[ \boxed{\text{t di Student}} \]
20. Intervalle avec t
\[ \boxed{ \bar X \pm t_{\alpha/2,n-1} \frac{s}{\sqrt n} } \]
Les degrés de liberté sont :
\[ \boxed{ n-1 } \]
21. Exemple
Supposons :
\[ n=25 \]
\[ \bar x=50 \]
\[ s=10 \]
Pour 95%, avec 24 degrés de liberté :
\[ t\approx2,064 \]
Erreur type :
\[ \frac{10}{5}=2 \]
Marge :
\[ 2,064\cdot2=4,128 \]
Gamme :
\[ \boxed{ [45,872,\ 54,128] } \]
22. Écart de l'échantillon
\[ \boxed{ S^2= \frac{ \sum_{i=1}^{n}(X_i-\bar X)^2 }{ n-1 } } \]
Le dénominateur \(n-1\) fait de \(S^2\) un estimateur sans biais de \(\sigma^2\).
23. Intervalle pour une proportion
Si :
\[ \hat p=\frac Xn \]
puis, pour les grands échantillons :
\[ \boxed{ \hat p \pm z_{\alpha/2} \sqrt{ \frac{\hat p(1-\hat p)}{n} } } \]
24. Exemple
Sur 400 personnes :
\[ 240 \]
ils répondent oui.
\[ \hat p=\frac{240}{400}=0,6 \]
Erreur type :
\[ SE= \sqrt{ \frac{0,6\cdot0,4}{400} } \approx0,0245 \]
Marge à 95% :
\[ 1,96\cdot0,0245 \approx0,048 \]
Gamme :
\[ \boxed{ [0,552,\ 0,648] } \]
25. Échantillonnage correct
Un échantillon important mais biaisé peut produire une estimation très précise d’une valeur erronée.
La qualité de l'échantillonnage est essentielle.
26. Erreur d'échantillonnage et systématique
Erreur d'échantillonnage :
- dû au hasard ;
- diminue en augmentant \(n\).
Erreur systématique :
- échantillon non représentatif ;
- les erreurs de mesure ;
- sélection biaisée.
L'augmentation de \(n\) ne l'élimine pas.
27. Taille de l'échantillon pour la moyenne
De :
\[ E= z_{\alpha/2} \frac{\sigma}{\sqrt n} \]
on obtient :
\[ \boxed{ n= \left( \frac{ z_{\alpha/2}\sigma }{ E } \right)^2 } \]
28. Exemple
Nous voulons :
\[ \sigma=12 \]
95% de confiance,
\[ E=2 \]
Donc :
\[ n= \left( \frac{1,96\cdot12}{2} \right)^2 \approx138,3 \]
Il vous faut au minimum :
\[ \boxed{139} \]
observations.
29. Taille de l'échantillon pour une proportion
\[ \boxed{ n= \frac{ z_{\alpha/2}^2p(1-p) }{ E^2 } } \]
Si \(p\) est inconnu, nous utilisons souvent :
\[ p=0,5 \]
car il maximise :
\[ p(1-p) \]
30. Résumé du chapitre 14
Moyenne avec \(\sigma\) remarque :
\[ \boxed{ \bar x \pm z_{\alpha/2} \frac{\sigma}{\sqrt n} } \]
Moyenne avec \(\sigma\) inconnu :
\[ \boxed{ \bar x \pm t_{\alpha/2,n-1} \frac{s}{\sqrt n} } \]
Proportions :
\[ \boxed{ \hat p \pm z_{\alpha/2} \sqrt{ \frac{\hat p(1-\hat p)}{n} } } \]
De l’échantillon à l’intervalle: suivez le laboratoire guidé.
Chapitre 15 – Tests d'hypothèses et valeurs p
1. De l'estimation à la vérification
Supposons que quelqu'un déclare :
la moyenne de la population est de 100.
Nous voulons comprendre si les données observées sont compatibles avec cette affirmation.
C'est ainsi que naissent les tests d'hypothèse.
2. Hypothèses nulles et alternatives
Définissons :
\[ \boxed{H_0} \]
hypothèse nulle,
et :
\[ \boxed{H_1} \]
hypothèse alternative.
Exemple :
\[ H_0:\mu=100 \]
\[ H_1:\mu\neq100 \]
3. Principe du test
Le raisonnement est le suivant :
- Nous supposons que \(H_0\) est vrai ;
- voyons dans quelle mesure les données sont plausibles ;
- s’ils sont trop extrêmes, nous rejetons \(H_0\).
4. Statistiques des tests
Pour une moyenne avec \(\sigma\), notez :
\[ \boxed{ Z= \frac{ \bar X-\mu_0 }{ \sigma/\sqrt n } } \]
5. Interprétation
\(Z\) mesure le nombre d'unités d'erreur standard séparées :
\[ \bar X \]
de :
\[ \mu_0 \]
6. Exemple
\[ \mu_0=100 \]
\[ \bar x=104 \]
\[ \sigma=12 \]
\[ n=36 \]
Erreur type :
\[ SE=2 \]
Donc :
\[ Z= \frac{104-100}{2} = 2 \]
7. Test bilatéral
Si :
\[ H_1:\mu\neq\mu_0 \]
le test est bilatéral.
Les deux files d'attente sont pertinentes.
8. Bon test unilatéral
Si :
\[ H_1:\mu>\mu_0 \]
nous recherchons de grandes valeurs de la statistique de test.
9. Test unilatéral gauche
Si :
\[ H_1:\mu<\mu_0 \]
nous recherchons des valeurs très négatives.
10. Niveau de signification
Nous choisissons :
\[ \alpha \]
Valeurs communes :
\[ 0,10,\quad0,05,\quad0,01 \]
11. Erreur de type I
Cela consiste à rejeter \(H_0\) alors qu’il est vrai.
La probabilité est :
\[ \boxed{\alpha} \]
12. Région critique
Dans un test bilatéral à 5 % :
\[ |Z|>1,96 \]
conduit au rejet de \(H_0\).
13. Test unilatéral
À 5 % :
\[ Z>1,645 \]
pour un bon test,
ou :
\[ Z<-1,645 \]
pour un sinistre test.
14. valeur p
Le :
\[ \boxed{p\text{-value}} \]
est la probabilité, en supposant \(H_0\) vrai, d'observer un résultat au moins aussi extrême que celui obtenu.
15. Règle de décision
Si :
\[ p<\alpha \]
nous rejetons \(H_0\).
Si :
\[ p\geq\alpha \]
nous ne rejetons pas \(H_0\).
16. Ne pas rejeter ne veut pas dire accepter
Ne pas rejeter \(H_0\) signifie uniquement :
les données ne fournissent pas de preuves suffisantes contre \(H_0\).
Cela ne signifie pas que vous avez prouvé que \(H_0\) est vrai.
17. Exemple complet
Nous avons :
\[ Z=2 \]
Dans un test bilatéral à 5 % :
\[ |2|>1,96 \]
nous rejetons donc \(H_0\).
La valeur p est :
\[ p= 2P(Z\geq2) \]
\[ \approx0,0456 \]
Parce que :
\[ 0,0456<0,05 \]
nous rejetons \(H_0\).
18. Au niveau de 1%
\[ 0,0456>0,01 \]
nous ne rejetons donc pas \(H_0\).
19. Signification statistique
Si :
\[ p<\alpha \]
disons que le résultat est statistiquement significatif.
Mais :
\[ \boxed{ \text{significativo} \neq \text{importante} } \]
20. Erreur de type II
Cela consiste à ne pas rejeter \(H_0\) lorsqu'il est faux.
Sa probabilité est indiquée par :
\[ \boxed{\beta} \]
21. Tester la puissance
\[ \boxed{ 1-\beta } \]
est la probabilité de rejeter correctement \(H_0\) lorsqu'il est faux.
22. Comment la puissance augmente
Il augmente généralement lorsque :
- augmenter \(n\) ;
- augmente l'effet réel ;
- diminue la variabilité ;
- augmente \(\alpha\).
23. test t
Si \(\sigma\) est inconnu :
\[ \boxed{ T= \frac{ \bar X-\mu_0 }{ s/\sqrt n } } \]
avec :
\[ n-1 \]
degrés de liberté.
24. Test sur une proportion
Pour :
\[ H_0:p=p_0 \]
nous utilisons :
\[ \boxed{ Z= \frac{ \hat p-p_0 }{ \sqrt{ p_0(1-p_0)/n } } } \]
25. Exemple de proportion
Une entreprise déclare :
\[ p=0,60 \]
Sur :
\[ 400 \]
clients satisfaits :
\[ 260 \]
donc :
\[ \hat p=0,65 \]
Les statistiques sont d'environ :
\[ Z\approx2,04 \]
Parce que :
\[ 2,04>1,96 \]
nous rejetons \(H_0\) à 5%.
26. Liaison avec intervalle de confiance
Pour un test bilatéral au niveau :
\[ \alpha \]
nous refusons :
\[ H_0:\mu=\mu_0 \]
si :
\[ \mu_0 \]
n'appartient pas à l'intervalle de confiance :
\[ 1-\alpha \]
27. Exemple
Si l'intervalle de 95 % est :
\[ [101,2,\ 106,8] \]
la valeur :
\[ 100 \]
n'appartient pas à la gamme.
Ainsi, le test des 5 % rejette :
\[ H_0:\mu=100 \]
28. Valeur p : erreur courante
Si :
\[ p=0,04 \]
ne veut pas dire :
\(H_0\) a 4 % de chances d'être vrai.
La valeur p est calculée en supposant que \(H_0\) est vrai.
29. Exemple pratique
Un fabricant déclare :
\[ \mu=500\text{ g} \]
Nous voulons vérifier :
\[ H_1:\mu<500 \]
Supposons :
\[ n=64 \]
\[ \bar x=497 \]
\[ \sigma=12 \]
Ensuite :
\[ Z= \frac{497-500}{12/8} = -2 \]
Parce que :
\[ -2<-1,645 \]
nous rejetons \(H_0\) à 5%.
30. Tests multiples
Si nous effectuons beaucoup de tests, le risque de faux positifs augmente.
Une solution simple est Bonferroni :
\[ \boxed{ \alpha^\ast= \frac{\alpha}{m} } \]
où \(m\) est le numéro de test.
31. Taille de l'effet
Une petite valeur p n’implique pas nécessairement un effet important.
Il est également utile de considérer :
- différence observée ;
- intervalle de confiance ;
- mesure de l'effet.
32. Procédure générale
- définir le paramètre ;
- écrivez \(H_0\) et \(H_1\) ;
- choisissez \(\alpha\) ;
- calculer la statistique du test ;
- calculer la valeur p ;
- prendre la décision ;
- interpréter dans son contexte.
33. Résumé du chapitre 15
Test Z :
\[ \boxed{ Z= \frac{ \bar X-\mu_0 }{ \sigma/\sqrt n } } \]
test t :
\[ \boxed{ T= \frac{ \bar X-\mu_0 }{ s/\sqrt n } } \]
Test de proportions :
\[ \boxed{ Z= \frac{ \hat p-p_0 }{ \sqrt{ p_0(1-p_0)/n } } } \]
Erreur de type I :
\[ \alpha \]
Erreur de type II :
\[ \beta \]
Puissance :
\[ 1-\beta \]
Chapitre 16 – Covariance, corrélation et régression linéaire
1. D'une variable à deux variables
On souhaite souvent étudier deux variables en même temps.
Exemples :
- taille et poids ;
- les heures d'études et la note ;
- température et consommation ;
- la publicité et les ventes.
La question est :
existe-t-il une relation entre \(X\) et \(Y\) ?
2. Paires d'observations
On observe :
\[ (x_1,y_1), (x_2,y_2), \ldots, (x_n,y_n) \]
Chaque observation est une paire.
3. Diagramme de dispersion
Le nuage de points représente :
\[ X \]
sur l'axe horizontal et :
\[ Y \]
sur la verticale.
Il peut montrer :
- relation positive ;
- négatif;
- absence de relation linéaire ;
- relation courbe ;
- les valeurs aberrantes.
4. Covariance
La covariance est :
\[ \boxed{ \operatorname{Cov}(X,Y) = E[(X-\mu_X)(Y-\mu_Y)] } \]
5. Formule alternative
\[ \boxed{ \operatorname{Cov}(X,Y) = E(XY)-E(X)E(Y) } \]
6. Interprétation
Si :
\[ \operatorname{Cov}(X,Y)>0 \]
les variables ont tendance à évoluer dans le même sens.
Si :
\[ \operatorname{Cov}(X,Y)<0 \]
ils ont tendance à se déplacer dans des directions opposées.
7. Exemple de covariance
\[ \boxed{ s_{XY} = \frac{ \sum_{i=1}^{n} (x_i-\bar x)(y_i-\bar y) }{ n-1 } } \]
8. Limite de covariance
Cela dépend des unités de mesure.
C’est pourquoi il est difficile de comparer directement leur taille.
9. Corrélation
Standardisons la covariance :
\[ \boxed{ \rho= \frac{ \operatorname{Cov}(X,Y) }{ \sigma_X\sigma_Y } } \]
Dans l'échantillon :
\[ \boxed{ r= \frac{ s_{XY} }{ s_Xs_Y } } \]
10. Intervalle
\[ \boxed{ -1\leq r\leq1 } \]
11. Interprétation
\[ r\approx1 \]
forte relation linéaire positive.
\[ r\approx-1 \]
forte relation linéaire négative.
\[ r\approx0 \]
relation linéaire faible ou absente.
12. Corrélation zéro ne signifie pas indépendance
Une relation non linéaire peut également exister lorsque :
\[ r=0 \]
Par exemple :
\[ Y=X^2 \]
avec \(X\) symétrique autour de zéro.
13. La corrélation n'implique pas la causalité
\[ \boxed{ \text{correlazione}\neq\text{causalità} } \]
Deux variables peuvent être corrélées grâce à l’effet d’une troisième variable.
14. Régression linéaire
Le modèle le plus simple est :
\[ \boxed{ Y=a+bX+\varepsilon } \]
où :
- \(a\) = interception ;
- \(b\) = coefficient angulaire ;
- \(\varepsilon\) = erreur.
15. Frais de scolarité estimés
\[ \boxed{ \hat Y=a+bX } \]
16. Signification de \(b\)
Le coefficient :
\[ b \]
indique de combien \(Y\) varie en moyenne lorsque \(X\) augmente d'une unité.
17. Résidus
\[ \boxed{ e_i=y_i-\hat y_i } \]
C'est la différence entre la valeur observée et la valeur prédite.
18. Moindres carrés
La droite est choisie en minimisant :
\[ \boxed{ \sum_{i=1}^{n}(y_i-\hat y_i)^2 } \]
19. Pente
\[ \boxed{ b= \frac{ \sum(x_i-\bar x)(y_i-\bar y) }{ \sum(x_i-\bar x)^2 } } \]
de manière équivalente :
\[ \boxed{ b= \frac{s_{XY}}{s_X^2} } \]
20. Intercepter
\[ \boxed{ a= \bar y-b\bar x } \]
La ligne passe toujours par :
\[ (\bar x,\bar y) \]
21. Connexion avec corrélation
\[ \boxed{ b= r\frac{s_Y}{s_X} } \]
Le signe de \(b\) coïncide avec le signe de \(r\).
22. Exemple
Supposons :
\[ \bar x=4 \]
\[ \bar y=10 \]
\[ s_X=2 \]
\[ s_Y=6 \]
\[ r=0,5 \]
Ensuite :
\[ b= 0,5\cdot\frac62 = 1,5 \]
et :
\[ a= 10-1,5\cdot4 = 4 \]
Donc :
\[ \boxed{ \hat Y=4+1,5X } \]
23. Prédiction
Pour :
\[ X=6 \]
nous avons :
\[ \hat Y= 4+1,5\cdot6 = 13 \]
24. Interpolation et extrapolation
Interpolation :
prévision dans la fourchette observée.
Extrapolation :
prévision en dehors de la fourchette observée.
L'extrapolation est plus risquée.
25. Coefficient de détermination
En régression linéaire simple avec intercept :
\[ \boxed{ R^2=r^2 } \]
26. Interprétation
Si :
\[ R^2=0,64 \]
environ 64 % de la variabilité de \(Y\) est décrite par le modèle linéaire.
27. Valeurs aberrantes
Une valeur extrême peut modifier fortement :
- \(r\) ;
- pente;
- intercepter.
Il doit être analysé et non automatiquement éliminé.
28. Résidus
Un bon modèle linéaire devrait produire des résidus :
- centré autour de zéro ;
- sans motif ;
- avec une dispersion assez constante.
29. Homoscédasticité
Si la dispersion des erreurs est constante :
\[ \boxed{\text{omoschedasticità}} \]
S'il devient \(X\) :
\[ \boxed{\text{eteroschedasticità}} \]
30. Test de pente
Nous pouvons vérifier :
\[ H_0:b=0 \]
contre :
\[ H_1:b\neq0 \]
avec une statistique comme :
\[ \boxed{ t= \frac{\hat b}{SE(\hat b)} } \]
31. Exemple d'heures d'étude
Supposons :
\[ \hat Y=18+4X \]
La pente 4 signifie :
chaque heure d'étude supplémentaire est associée à une augmentation moyenne de 4 points.
Cela ne signifie pas nécessairement un lien de causalité.
32. Variables confondantes
La relation observée peut être influencée par :
- préparation initiale ;
- motivation;
- difficulté ;
- d'autres facteurs.
33. Exercices
Exercice 1
Si :
\[ \operatorname{Cov}(X,Y)=12 \]
\[ \sigma_X=3 \]
\[ \sigma_Y=8 \]
alors :
\[ r= \frac{12}{24} = 0,5 \]
Exercice 2
Si :
\[ r=-0,7 \]
nous avons une relation linéaire négative assez forte.
Exercice 3
Si :
\[ r=0 \]
nous ne pouvons pas conclure à l’indépendance.
Exercice 4
Si :
\[ \hat Y=12+3X \]
pour :
\[ X=4 \]
on obtient :
\[ \hat Y=24 \]
Exercice 5
Si :
\[ r=0,9 \]
alors :
\[ R^2=0,81 \]
c'est à dire :
\[ 81\% \]
34. Résumé du chapitre 16
Covariance :
\[ \boxed{ \operatorname{Cov}(X,Y) = E[(X-\mu_X)(Y-\mu_Y)] } \]
Corrélation :
\[ \boxed{ \rho= \frac{ \operatorname{Cov}(X,Y) }{ \sigma_X\sigma_Y } } \]
Frais :
\[ \boxed{ \hat Y=a+bX } \]
Pente :
\[ \boxed{ b= \frac{s_{XY}}{s_X^2} = r\frac{s_Y}{s_X} } \]
Interception :
\[ \boxed{ a=\bar y-b\bar x } \]
Coefficient de détermination :
\[ \boxed{ R^2=r^2 } \]
Idée fondamentale :
\[ \boxed{ \text{correlazione non implica causalità} } \]
Chapitre 17 – Distributions hypergéométrique et binomiale négative
1. Deux nouveaux modèles discrets
Il existe deux situations qui ne correspondent pas parfaitement aux modèles déjà étudiés :
- les tirages sans remise ;
- les épreuves répétées jusqu'au \(r\)-ième succès.
Ces situations conduisent respectivement à :
\[ \boxed{\text{distribuzione ipergeometrica}} \]
et à :
\[ \boxed{\text{distribuzione binomiale negativa}} \]
2. Pourquoi le modèle binomial ne suffit pas
Le modèle binomial exige :
- une probabilité de succès constante ;
- des épreuves indépendantes.
Si nous tirons sans remise, la composition de la population change.
La probabilité de succès change donc elle aussi.
3. Distribution hypergéométrique
Supposons que nous ayons :
\[ N \]
éléments au total, dont :
\[ K \]
sont des succès.
Nous tirons :
\[ n \]
éléments sans remise.
Définissons :
\[ X=\text{numero di successi estratti} \]
Alors :
\[ \boxed{ X\sim Hyp(N,K,n) } \]
4. Formule
\[ \boxed{ P(X=k) = \frac{ \binom Kk \binom{N-K}{n-k} }{ \binom Nn } } \]
5. Interprétation
Le dénominateur :
\[ \binom Nn \]
compte tous les échantillons possibles.
Le numérateur compte :
- \(k\) succès parmi \(K\) ;
- \(n-k\) échecs parmi \(N-K\).
6. Exemple
Une urne contient :
- 6 boules rouges ;
- 4 boules bleues.
Nous tirons 3 boules sans remise.
La probabilité d'obtenir exactement 2 boules rouges est :
\[ P(X=2) = \frac{ \binom62\binom41 }{ \binom{10}{3} } \]
\[ = \frac{15\cdot4}{120} = \frac12 \]
7. Espérance
\[ \boxed{ E(X)=n\frac KN } \]
8. Variance
\[ \boxed{ \operatorname{Var}(X) = n\frac KN \left(1-\frac KN\right) \frac{N-n}{N-1} } \]
Le facteur :
\[ \frac{N-n}{N-1} \]
est la correction pour population finie.
9. Comparaison avec la loi binomiale
Avec remise, ou pour une population très grande :
\[ \boxed{\text{Binomiale}} \]
Sans remise dans une population finie :
\[ \boxed{\text{Ipergeometrica}} \]
10. Exemple avec des cartes
Nous tirons 5 cartes d'un jeu de 52.
La probabilité d'obtenir exactement 2 as est :
\[ \boxed{ P(X=2) = \frac{ \binom42\binom{48}{3} }{ \binom{52}{5} } } \]
11. Au moins un succès
\[ P(X\geq1) = 1-P(X=0) \]
Donc :
\[ \boxed{ P(X\geq1) = 1- \frac{ \binom{N-K}{n} }{ \binom Nn } } \]
12. Distribution binomiale négative
La loi géométrique répond à la question :
combien d'épreuves jusqu'au premier succès ?
La loi binomiale négative répond à la question :
combien d'épreuves jusqu'au \(r\)-ième succès ?
13. Définition
Considérons des épreuves de Bernoulli indépendantes, de probabilité de succès :
\[ p \]
Définissons :
\[ X=\text{numero di prove necessarie per ottenere }r\text{ successi} \]
Alors :
\[ \boxed{ X\sim NB(r,p) } \]
14. Formule
\[ \boxed{ P(X=k) = \binom{k-1}{r-1} p^r(1-p)^{k-r} } \]
avec :
\[ k=r,r+1,\ldots \]
15. Pourquoi la formule fonctionne
Pour que le \(r\)-ième succès arrive à l'épreuve \(k\) :
- parmi les \(k-1\) premières épreuves, il doit y avoir \(r-1\) succès ;
- l'épreuve \(k\) doit être un succès.
16. Exemple
Une pièce équilibrée.
Quelle est la probabilité que le troisième pile arrive au cinquième lancer ?
\[ P(X=5) = \binom42 \left(\frac12\right)^3 \left(\frac12\right)^2 \]
\[ = \frac3{16} \]
17. Espérance et variance
\[ \boxed{ E(X)=\frac rp } \]
\[ \boxed{ \operatorname{Var}(X) = \frac{r(1-p)}{p^2} } \]
18. La loi géométrique comme cas particulier
Si :
\[ r=1 \]
nous obtenons :
\[ \boxed{ Geom(p)=NB(1,p) } \]
19. Comparaison finale
Binomiale :
\[ \boxed{\text{numero di prove fisso}} \]
\[ \boxed{\text{numero di successi casuale}} \]
Binomiale négative :
\[ \boxed{\text{numero di successi fissato}} \]
\[ \boxed{\text{numero di prove casuale}} \]
20. Synthèse du chapitre 17
Hypergéométrique :
\[ \boxed{ P(X=k) = \frac{ \binom Kk\binom{N-K}{n-k} }{ \binom Nn } } \]
Binomiale négative :
\[ \boxed{ P(X=k) = \binom{k-1}{r-1} p^r(1-p)^{k-r} } \]
Chapitre 18 – Comment reconnaître la bonne distribution
1. Le vrai problème
Souvent, la difficulté ne réside pas dans la formule.
La vraie question est :
\[ \boxed{ \text{quale distribuzione devo usare?} } \]
2. Première distinction
La variable est :
\[ \boxed{\text{discreta}} \]
ou :
\[ \boxed{\text{continua}} \]
3. Variables discrètes
Exemples :
- nombre de clients ;
- nombre de défauts ;
- nombre de réussites ;
- nombre de tentatives.
Principales distributions :
- Bernoulli ;
- Binôme;
- Géométrique ;
- Binôme négatif ;
- Hypergéométrique ; -Poisson.
4. Variables continues
Exemples :
- la hauteur ;
- temps;
- température;
- poids.
Principales distributions :
- Uniforme ;
- Exponentiel ;
- Normale.
5. Bernoulli
Juste un test :
\[ \boxed{\text{successo/insuccesso}} \]
6. Binôme
Nombre fixe de tests.
Question :
combien de réussites ?
\[ \boxed{ X\sim Bin(n,p) } \]
7. Géométrique
Question :
combien d'essais jusqu'au premier succès ?
\[ \boxed{ X\sim Geom(p) } \]
8. Binôme négatif
Question :
combien de tests avant le \(r\)-ième succès ?
\[ \boxed{ X\sim NB(r,p) } \]
9. Hypergéométrique
Extraction sans remplacement à partir d’une population finie.
\[ \boxed{ X\sim Hyp(N,K,n) } \]
10. Poisson
Question :
combien d'événements dans un intervalle ?
\[ \boxed{ X\sim Poisson(\lambda) } \]
11. Uniforme
Toutes les valeurs d’un intervalle sont également plausibles.
\[ \boxed{ X\sim U(a,b) } \]
12. Exponentiel
Question :
combien de temps avant le prochain événement ?
\[ \boxed{ X\sim Exp(\lambda) } \]
13. Normal
Phénomène continu, symétrique et en forme de cloche :
\[ \boxed{ X\sim N(\mu,\sigma^2) } \]
14. Chemin de décision discret
Juste un test ?
\[ \boxed{\text{Bernoulli}} \]
Nombre d'essais fixe, est-ce que je compte les réussites ?
\[ \boxed{\text{Binomiale}} \]
Premier succès ?
\[ \boxed{\text{Geometrica}} \]
\(r\)-ème succès ?
\[ \boxed{\text{Binomiale negativa}} \]
Sans réintégration ?
\[ \boxed{\text{Ipergeometrica}} \]
Des événements dans un intervalle ?
\[ \boxed{\text{Poisson}} \]
15. Processus décisionnel continu
Des valeurs équiplausibles ?
\[ \boxed{\text{Uniforme}} \]
Temps d'attente ?
\[ \boxed{\text{Esponenziale}} \]
Cloche symétrique ?
\[ \boxed{\text{Normale}} \]
16. Exemple : pièce 10 fois
Probabilité d’exactement 7 têtes.
Nombre fixe de tests :
\[ n=10 \]
Donc :
\[ \boxed{\text{Binomiale}} \]
17. Même pièce jusqu'à la première face
\[ \boxed{\text{Geometrica}} \]
18. Même pièce jusqu'à la troisième tête
\[ \boxed{\text{Binomiale negativa}} \]
19. Urne sans réinsertion
\[ \boxed{\text{Ipergeometrica}} \]
20. Six appels par heure
Nombre d'appels :
\[ \boxed{\text{Poisson}} \]
Temps jusqu'à la prochaine fois :
\[ \boxed{\text{Esponenziale}} \]
21. Bus dans une gamme
Si chaque instant entre 8h00 et 8h20 est également probable :
\[ \boxed{\text{Uniforme}} \]
22. Hauteur normalement distribuée
\[ \boxed{\text{Normale}} \]
23. Modèle exact et approximation
Exemple :
\[ X\sim Bin(5000,0,001) \]
C'est le modèle exact.
Parce que :
\[ np=5 \]
nous pouvons utiliser :
\[ Poisson(5) \]
à titre approximatif.
24. approximations importantes
Binôme versus Poisson :
\[ n\text{ grande},\ p\text{ piccolo} \]
Binôme versus normal :
\[ n\text{ grande} \]
Poisson vers la normale :
\[ \lambda\text{ grande} \]
25. Règle fondamentale
Demandez-vous toujours :
\[ \boxed{ \text{che cosa è fissato e che cosa è casuale?} } \]
26. Erreurs fréquentes
Confondre :
- Poisson et exponentiel ;
- binôme et géométrique ;
- binomial et hypergéométrique ;
- répartition des données et répartition de la moyenne.
27. Modèle et réalité
Une distribution est un modèle.
Nous ne disons pas :
la réalité est un Poisson.
Nous disons :
Poisson est un modèle utile pour décrire le phénomène.
28. Résumé du chapitre 18
\[ \boxed{ \text{fenomeno} \rightarrow \text{variabile} \rightarrow \text{ipotesi} \rightarrow \text{distribuzione} \rightarrow \text{calcolo} } \]
Comprenez d’abord le phénomène, puis choisissez la formule.
Chapitre 19 – Simulation Monte Carlo et vérification expérimentale
1. Pourquoi simuler
De nombreux problèmes peuvent être étudiés par ordinateur en simulant plusieurs fois l’expérience aléatoire.
L'idée est :
\[ \boxed{ \text{probabilità} \approx \text{frequenza relativa in molte simulazioni} } \]
2. Fréquence relative
Si un événement \(A\) se produit :
\[ N_A \]
fois sur :
\[ N \]
simulation :
\[ \boxed{ \hat p= \frac{N_A}{N} } \]
3. Exemple avec une pièce de monnaie
10 lancers peuvent donner :
\[ 6 \]
têtes.
Donc :
\[ \hat p=0,6 \]
Avec 10 000 lancements nous pourrions obtenir :
\[ 0,502 \]
La fréquence tend vers :
\[ 0,5 \]
4. Lien avec la loi des grands nombres
Définissons :
\[ I_i= \begin{cases} 1 & \text{se }A\text{ avviene}\\ 0 & \text{altrimenti} \end{cases} \]
Ensuite :
\[ \hat p= \frac1N\sum_{i=1}^NI_i \]
et :
\[ \hat p\to P(A) \]
5. Deux dés
Probabilité théorique de somme 7 :
\[ \frac16 \]
Simuler 100 000 lancements et obtenir 16642 fois la somme 7 :
\[ \hat p= 0,16642 \]
très proche de :
\[ 0,16667 \]
6. Qu'est-ce que Monte-Carlo
La méthode Monte Carlo utilise des simulations aléatoires répétées pour estimer des quantités mathématiques.
Procédure :
- générer des résultats aléatoires ;
- calculer le montant des intérêts ;
- répétez plusieurs fois ;
- faites une moyenne ou une fréquence.
7. Estimation Monte Carlo
\[ \boxed{ \hat p_N= \frac1N \sum_{i=1}^{N}I_i } \]
8. Erreur type de Monte Carlo
\[ \boxed{ SE(\hat p) = \sqrt{ \frac{p(1-p)}{N} } } \]
En pratique on utilise :
\[ \hat p \]
au lieu de \(p\).
9. Conséquence
L'erreur diminue lorsque :
\[ \frac1{\sqrt N} \]
Pour le diviser par deux, il faut quadrupler le nombre de simulations.
10. Intervalle de Monte Carlo
Environ :
\[ \boxed{ \hat p \pm 1,96 \sqrt{ \frac{\hat p(1-\hat p)}{N} } } \]
11. Estimation de \(\pi\)
Générons des points aléatoires dans le carré :
\[ [-1,1]\times[-1,1] \]
Un point appartient au cercle si :
\[ X^2+Y^2\leq1 \]
Parce que :
\[ P(\text{cerchio})=\frac{\pi}{4} \]
nous avons :
\[ \boxed{ \pi \approx 4\frac{N_C}{N} } \]
12. Monte Carlo pour les intégrales
Si :
\[ U\sim U(a,b) \]
alors :
\[ E[f(U)] = \frac1{b-a} \int_a^bf(x)\,dx \]
Donc :
\[ \boxed{ \int_a^bf(x)\,dx \approx (b-a) \frac1N \sum_{i=1}^{N}f(U_i) } \]
13. Simuler la loi des grands nombres
Nous pouvons :
- générer des données ;
- calculer la moyenne mobile ;
- le représenter graphiquement ;
- Comparez-le avec \(\mu\).
14. Simuler le TCL
Procédure :
- choisir une distribution non normale ;
- extraire un échantillon de taille \(n\) ;
- calculer la moyenne ;
- répéter des milliers de fois ;
- construire l'histogramme des moyennes.
À mesure que \(n\) augmente, la forme normale apparaît.
15. Standardisation des moyennes
\[ \boxed{ Z= \frac{ \bar X-\mu }{ \sigma/\sqrt n } } \]
Les \(Z\) simulés devraient ressembler à :
\[ N(0,1) \]
16. Simulation d'un binôme
Pour :
\[ X\sim Bin(20,0,3) \]
Simulons 20 essais de Bernoulli et comptons les succès.
Nous répétons plusieurs fois.
L'histogramme empirique tendra vers la distribution théorique.
17. Simulation de Poisson
Pour :
\[ X\sim Poisson(4) \]
nous simulons de nombreuses valeurs.
Il faut observer :
\[ \bar X\approx4 \]
et :
\[ s^2\approx4 \]
18. Générateurs pseudo-aléatoires
Les ordinateurs utilisent souvent des nombres :
\[ \boxed{\text{pseudocasuali}} \]
La seed permet de reproduire la même séquence.
19. Méthode inverse
Si :
\[ U\sim U(0,1) \]
et \(F\) est inversible :
\[ \boxed{ X=F^{-1}(U) } \]
Il a une distribution \(F\).
20. Exemple exponentiel
Pour :
\[ F(x)=1-e^{-\lambda x} \]
on obtient :
\[ \boxed{ X= -\frac{\ln U}{\lambda} } \]
21. Événements rares
Si :
\[ P(A)=10^{-8} \]
même des millions de simulations pourraient ne jamais observer \(A\).
Le Monte Carlo direct devient inefficace.
22. Amorcer
Le bootstrap utilise les données observées et génère de nouveaux échantillons avec réinsertion.
Procédure :
- échantillon original ;
- rééchantillonnage avec réinsertion ;
- calcul de statistiques ;
- répétition ;
- étude de la distribution empirique.
23. Utilitaire d'amorçage
Il permet d'estimer :
- erreur standard ;
- biais;
- intervalles de confiance ;
même pour des statistiques compliquées.
24. Laboratoire en ligne
Un simulateur pourrait demander :
- distribution;
- paramètres ;
- nombre de simulations ;
- événement.
Et montrer :
- fréquence ;
- probabilité théorique ;
- erreur;
- histogramme ;
- moyenne et variance.
25. Laboratoire TCL
L'utilisateur choisit :
- distribution initiale ;
- taille de l'échantillon \(n\) ;
- nombre de simulations.
Le programme affiche l'histogramme des moyennes.
26. Laboratoire des intervalles de confiance
100 intervalles à 95 % peuvent être simulés.
À propos de :
\[ 95 \]
ils doivent contenir la vraie valeur.
Cela rend visible la signification fréquentiste de la confiance.
27. Laboratoire de tests d'hypothèses
Avec le vrai \(H_0\) :
\[ \alpha=0,05 \]
en répétant de nombreux tests, nous devrions rejeter à tort \(H_0\) dans environ 5 % des cas.
28. Théorie et simulation
La théorie :
\[ \boxed{\text{spiega perché}} \]
La simulation :
\[ \boxed{\text{mostra cosa accade}} \]
Ce sont des outils complémentaires.
29. Résumé du chapitre 19
Procédure de Monte Carlo :
- définir l'expérience ;
- générer des données aléatoires ;
- calculer le résultat ;
- répétez plusieurs fois ;
- résumer les fréquences et les moyennes.
Essayez les simulations: ouvrez le laboratoire interactif.
Chapitre 20 – Des données à la distribution
1. Le problème inverse
Jusqu'à présent, nous avons souvent fait :
\[ \boxed{ \text{distribuzione} \rightarrow \text{probabilità} } \]
En pratique on peut avoir :
\[ x_1,x_2,\ldots,x_n \]
et je veux comprendre :
\[ \boxed{ \text{quale distribuzione potrebbe aver generato i dati?} } \]
2. Première étape : discrète ou continue
Données de nombre entier :
\[ 0,1,2,\ldots \]
suggérer une variable discrète.
Mesures réelles :
\[ 2,13,\ 5,78,\ 9,41 \]
suggérer une variable continue.
3. Comprendre le phénomène
Il ne suffit pas de regarder le graphique.
Nous devons également comprendre comment les données sont générées.
Par exemple :
- compte → Poisson;
- délais d'attente → exponentiels ;
- réussites → binôme ;
- mesures symétriques → normales.
4. Statistiques descriptives
Calculons :
- la multiplicité ;
- minimum ;
- maximale ;
- moyenne;
- médiane ;
- écart;
- écart type ;
- quartiles ;
- percentiles.
5. Moyenne
\[ \boxed{ \bar x= \frac1n \sum_{i=1}^{n}x_i } \]
6. Écart de l'échantillon
\[ \boxed{ s^2= \frac{ \sum_{i=1}^{n}(x_i-\bar x)^2 }{ n-1 } } \]
7. Quartiles et IQR
\[ \boxed{ IQR=Q_3-Q_1 } \]
Mesurez la dispersion de la partie centrale.
8. Histogramme
L'histogramme permet d'observer :
- la symétrie ;
- asymétrie ;
- les sommets ;
- les files d'attente ;
- les valeurs aberrantes.
9. Distribution symétrique
Si l’histogramme est en forme de cloche et symétrique, une normale peut être plausible.
10. Asymétrie à droite
De nombreuses petites valeurs et quelques grandes valeurs peuvent suggérer des modèles tels qu'exponentiels.
11. Uniformité
Si l'histogramme est suffisamment plat :
\[ \boxed{\text{Uniforme}} \]
pourrait être candidat.
12. Multimodalité
Plusieurs pics peuvent indiquer un mélange de populations différentes.
Dans ce cas, un simple déploiement peut ne pas suffire.
13. Boîte à moustaches
Afficher :
- quartiles ;
- médiane ;
- la dispersion ;
- des valeurs extrêmes.
14. Valeurs aberrantes
Une règle courante considère les valeurs inférieures à : suspectes.
\[ Q_1-1,5IQR \]
ou supérieur à :
\[ Q_3+1,5IQR \]
Mais ils ne doivent pas être automatiquement éliminés.
15. Poisson : moyenne et variance
Pour un Poisson :
\[ E(X)=\operatorname{Var}(X)=\lambda \]
Alors si :
\[ \bar x\approx s^2 \]
un Poisson peut être plausible.
16. Surdispersion
Si :
\[ s^2\gg\bar x \]
il peut y avoir une surdispersion.
Un binôme négatif peut être plus approprié.
17. Exponentiel
Pour une exponentielle :
\[ E(X)=\sigma \]
Ainsi, des données positives asymétriques à droite avec une moyenne et un écart type similaires peuvent suggérer un modèle exponentiel.
18. Normal
Pour un normal, nous attendons :
- la symétrie ;
- clôture moyenne et médiane ;
- un seul pic ;
- queues des deux côtés.
19. Règle 68-95-99.7
Nous pouvons vérifier combien de valeurs appartiennent à :
\[ \bar x\pm s \]
\[ \bar x\pm2s \]
\[ \bar x\pm3s \]
et comparer avec :
\[ 68\%,95\%,99,7\% \]
20. Intrigue QQ
Le tracé Q-Q compare :
- les quantiles observés ;
- quantiles théoriques.
Si les points sont presque alignés, le modèle peut être plausible.
21. Fonction empirique
\[ \boxed{ F_n(x) = \frac{ \#\{x_i\leq x\} }{ n } } \]
Elle peut être comparée à une fonction théorique :
\[ F(x) \]
22. Test d'adaptation
Nous pouvons utiliser des tests d’adéquation.
Exemple :
\[ \boxed{\chi^2} \]
avec des statistiques :
\[ \boxed{ \chi^2 = \sum_i \frac{ (O_i-E_i)^2 }{ E_i } } \]
23. Hypothèse
\[ H_0: \text{il modello è compatibile con i dati} \]
contre :
\[ H_1: \text{il modello non è adeguato} \]
24. Kolmogorov-Smirnov
Comparez :
\[ F_n(x) \]
et :
\[ F(x) \]
à travers :
\[ \boxed{ D= \sup_x|F_n(x)-F(x)| } \]
25. Test de normalité
Parmi les plus utilisés :
- Shapiro-Wilk ; -Anderson-Darling ;
- Kolmogorov-Smirnov dans les versions appropriées.
26. Un seul test ne suffit pas
Avec de petits échantillons, sa puissance peut être faible.
Avec d’énormes échantillons, il peut détecter d’infimes différences.
Mieux vaut combiner :
\[ \boxed{ \text{grafici} + \text{indicatori} + \text{test} + \text{conoscenza del fenomeno} } \]
27. Estimation des paramètres
Poisson :
\[ \boxed{ \hat\lambda=\bar x } \]
Exponentiel :
\[ \boxed{ \hat\lambda=\frac1{\bar x} } \]
Normale :
\[ \boxed{ \hat\mu=\bar x } \]
\[ \boxed{ \hat\sigma\approx s } \]
Binôme :
\[ \boxed{ \hat p=\frac{\bar x}{n} } \]
si \(n\) est connu.
28. Méthode des moments
L’idée est d’égaliser les moments théoriques et échantillons.
Si :
\[ E(X)=g(\theta) \]
disons :
\[ \bar x=g(\hat\theta) \]
et on obtient :
\[ \hat\theta \]
29. Maximum de vraisemblance
Le maximum de vraisemblance choisit les paramètres qui rendent les données observées aussi plausibles que possible.
\[ \boxed{ \hat\theta = \arg\max_\theta L(\theta) } \]
30. Exemple de Bernoulli
Avec :
\[ k \]
frappe sur:
\[ n \]
épreuves :
\[ \boxed{ \hat p=\frac kn } \]
31. Comparez plusieurs modèles
On peut comparer :
- histogramme ;
- densités théoriques ;
- Terrain QQ ;
- épreuve d'adaptation ;
- des critères statistiques.
32. Économie
Si deux modèles décrivent les données de la même manière, on préfère souvent le plus simple.
33. L'exemple compte
Supposons :
\[ \bar x=3,1 \]
\[ s^2=3,3 \]
Un Poisson peut être plausible.
Nous estimons :
\[ \hat\lambda=3,1 \]
34. Exemple de délais d'attente
Supposons :
\[ \bar x=5,2 \]
\[ s=5,0 \]
et forte asymétrie vers la droite.
Une exponentielle peut être plausible.
\[ \hat\lambda = \frac1{5,2} \approx0,192 \]
35. Exemple normal
Supposons :
\[ \bar x=170,3 \]
\[ s=7,4 \]
avec histogramme symétrique.
Modèle candidat :
\[ \boxed{ N(170,3,7,4^2) } \]
36. Simulateur automatique
Un programme pourrait :
- lire les données ;
- classer discret/continu ;
- calculer des statistiques ;
- construire des graphiques ;
- proposer des modèles ;
- estimer les paramètres ;
- comparer les modèles ;
- renvoyer un avis de compatibilité.
37. Sortie correcte
Mieux vaut dire :
le modèle normal semble compatible avec les données
plutôt que :
les données suivent certainement une normale.
38. Si aucun modèle ne fonctionne
Vous pouvez répondre :
\[ \boxed{ \text{nessuna delle distribuzioni considerate descrive adeguatamente i dati} } \]
Il n'est pas nécessaire de forcer le modèle.
39. Simuler à partir du modèle estimé
Après avoir estimé un modèle, nous pouvons générer de nouvelles données et les comparer avec des données réelles.
Cela permet un contrôle d’adéquation très intuitif.
40. Aperçu final
\[ \boxed{ \text{Dati} \rightarrow \text{Grafici} \rightarrow \text{Indicatori} \rightarrow \text{Modello} \rightarrow \text{Stima} \rightarrow \text{Controllo} } \]
41. Idée finale
La probabilité part du modèle :
\[ \boxed{ \text{modello} \rightarrow \text{dati} } \]
Les statistiques empruntent souvent le chemin inverse :
\[ \boxed{ \text{dati} \rightarrow \text{modello} } \]
Le cycle complet devient :
\[ \boxed{ \text{osservare} \rightarrow \text{ipotizzare} \rightarrow \text{verificare} \rightarrow \text{simulare} } \]
C'est l'un des moyens les plus complets de comprendre les probabilités et les statistiques.