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Nombres complexes, étape 2 : calculer avec a+bi

Somme, différence, produit, conjugué, division et puissances de i : formules démontrées, exemples détaillés, exercices à solutions masquées et laboratoire à fractions exactes.

Section: Nombres complexes Mis à jour:

Étape 3 : module, distance et argument

Laboratoire : opérations sur les complexes

Index du parcours

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Deux vecteurs du plan complexe et le parallélogramme qui représente leur somme
Les coordonnées permettent aussi de vérifier sommes et différences ; i²=−1 reste essentiel pour le produit.

25 min

L’étape 1 a présenté z=a+bi et le point (a,b). Nous allons maintenant calculer. La nouvelle règle reste i²=−1 ; distributivité, parenthèses et fractions demandent la même attention qu’en algèbre. Pour chaque opération, nous posons la question, expliquons la formule et contrôlons la réponse.

Illustration de la section Nombres complexes
Section : Nombres complexes

Index du parcours · Laboratoire : opérations sur les complexes · Revoir l’étape 1

1. Avant de calculer : le sens des lettres

Écrivons z=a+bi et w=c+di avec a,b,c,d réels. a et c sont les parties réelles ; b et d les parties imaginaires, pas bi et di. La réponse doit revenir à A+Bi avec A et B réels. Les majuscules désignent simplement les coefficients du résultat, pas de nouveaux types de nombres.

Pour z=3+2i, a=3 et b=2 ; pour w=1−4i, c=1 et d=−4. Il faut conserver le signe de d. Chaque exemple du laboratoire possède un énoncé complet. Modifiez les quatre coefficients, y compris des fractions comme 1/2, et suivez les calculs exacts.

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2. Addition : regrouper les parties correspondantes

Énoncé : calculer (3+2i)+(1−4i). Supprimons les parenthèses et regroupons : 3+1+2i−4i=(3+1)+(2−4)i=4−2i. On ne regroupe pas 3 et 2i comme des termes semblables : 3+2i est un seul nombre complexe, mais pas un seul terme réel.

(a+bi)+(c+di) = (a+c)+(b+d)i

La distributivité donne bi+di=(b+d)i. Dans le plan, on additionne les coordonnées : (a,b)+(c,d)=(a+c,b+d). Le parallélogramme mène de (3,2) et (1,−4) à (4,−2). Vérification inverse : (4−2i)−(1−4i)=3+2i.

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3. Soustraction : le moins change les deux signes

Énoncé : calculer (3+2i)−(1−4i). Le moins devant la seconde parenthèse affecte tous ses termes : 3+2i−1+4i=(3−1)+(2+4)i=2+6i. L’opposé de w=c+di est −w=−c−di.

(a+bi)−(c+di) = (a−c)+(b−d)i

Avec d=−4, la partie imaginaire vaut b−d=2−(−4)=6, pas 2−4. Géométriquement, on ajoute à z l’opposé de w. Vérification : (2+6i)+(1−4i)=3+2i. Addition et soustraction se contrôlent mutuellement.

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4. Multiplication : quatre produits, puis i²=−1

Énoncé : calculer (2+3i)(4−i). Distribuons chaque terme de la première parenthèse sur chaque terme de la seconde :

(2+3i)(4−i)=2×4+2×(−i)+3i×4+3i×(−i)
=8−2i+12i−3i²
=8−2i+12i+3
=11+10i.

Le dernier terme vaut +3 car −3i²=−3×(−1)=3. En général :

(a+bi)(c+di) = ac+adi+bci+bdi²
= (ac−bd)+(ad+bc)i

Multiplier seulement a par c et b par d fait perdre les deux termes croisés. Ainsi (1+i)²=1+2i+i²=2i, pas 1−1=0. Le carré d’une somme contient le double produit.

×4−i
28−2i
3i12i−3i²=3

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5. Le conjugué n’est pas l’opposé

Le conjugué de z=a+bi, noté z̄, change seulement le signe de la partie imaginaire. L’opposé −z change les deux signes.

z̄ = a−bi; −z = −a−bi

Énoncé : trouver conjugué et opposé de 3−4i. Conjugué : 3+4i ; opposé : −3+4i. Le conjugué est le symétrique par rapport à l’axe réel ; l’opposé, par rapport à l’origine. Conjuguer deux fois redonne z. De plus, z+z̄=2a et z−z̄=2bi.

L’identité essentielle pour la division est :

(a+bi)(a−bi)=a²−abi+abi−b²i²=a²+b²

Ce résultat est réel et positif ou nul ; il est nul seulement si a=b=0. Pour 3−4i, (3−4i)(3+4i)=9+16=25. Cela ne signifie pas z²=a²+b² : les facteurs sont conjugués, pas identiques.

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6. Division : pourquoi utiliser le conjugué

Énoncé : calculer (3+2i)/(1−2i). On peut diviser par tout complexe non nul, même imaginaire pur. Seul zéro est interdit. Multiplions numérateur et dénominateur par le conjugué du dénominateur, 1+2i. La fraction garde sa valeur car (1+2i)/(1+2i)=1.

Numérateur : (3+2i)(1+2i)=3+6i+2i+4i²=−1+8i.
Dénominateur : (1−2i)(1+2i)=1+4=5.
Quotient : (−1+8i)/5=−1/5+(8/5)i.

(a+bi)/(c+di) = [(ac+bd)+(bc−ad)i]/(c²+d²)
= (ac+bd)/(c²+d²) + [(bc−ad)/(c²+d²)]i
c+di ≠ 0

Les signes +bd et −ad viennent du produit par c−di ; ce n’est pas une exception arbitraire. c²+d² est positif car c et d ne sont pas tous deux nuls. Vérification : [−1/5+(8/5)i](1−2i)=3+2i. Multiplier le quotient par le diviseur doit redonner le dividende.

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7. Le cas 1/i et l’inverse d’un complexe

Énoncé : calculer 1/i. Le conjugué de i est −i, donc 1/i=(−i)/(i×(−i))=(−i)/1=−i. Vérification immédiate : (−i)i=−i²=1. Diviser par i est permis et ne revient pas à multiplier par i.

1/i = −i
1/(a+bi) = (a−bi)/(a²+b²), avec a+bi≠0

Par exemple, 1/(2+i)=(2−i)/5=2/5−(1/5)i. En revanche 1/0 n’est pas défini : aucun nombre multiplié par zéro ne donne 1. 0/0 est aussi indéfini, car il ne désigne pas un quotient unique.

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8. Puissances de i : un cycle de quatre valeurs

Partons de i⁰=1 car i est non nul. En multipliant par i : i¹=i ; i²=−1 ; i³=i²i=−i ; i⁴=i²i²=1. Le cycle recommence. Pour un entier n≥0, écrivons n=4q+r avec r=0,1,2,3 :

i^n = (i^4)^q · i^r = i^r
r=0 → 1; r=1 → i; r=2 → −1; r=3 → −i

Énoncé : calculer i²⁰²⁶. La division donne 2026=4×506+2, donc i²⁰²⁶=i²=−1. Inutile d’effectuer 2026 multiplications. Pour i⁴⁰⁰¹, le reste vaut 1 et le résultat vaut i.

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9. Exposants négatifs : le même cycle, avec précaution

Un exposant négatif indique un inverse : i⁻¹=1/i=−i et i⁻²=1/i²=−1. La règle du reste reste valable pour tout entier n si le reste est positif ou nul : n=4q+r avec 0≤r<4.

Énoncé : calculer i⁻⁵. Écrivons −5=4×(−2)+3. Alors i⁻⁵=(i⁴)⁻²i³=1×(−i)=−i. Vérification : i⁵=i, donc i⁻⁵=1/i=−i.

Dans certains langages, % renvoie un reste négatif pour un dividende négatif : il faut vérifier la convention. Le laboratoire affiche q et r et contrôle n=4q+r avec r entre 0 et 3. Ne confondez pas i⁻²=−1 et −i²=1 : dans le second cas, le moins est extérieur à la puissance.

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10. Une méthode réutilisable

  1. Identifiez l’opération et conservez les signes.
  2. Écrivez la formule avant de remplacer les lettres.
  3. Distribuez tous les produits ou changez tous les signes nécessaires.
  4. Remplacez i² par −1 et regroupez parties réelles et imaginaires.
  5. Réduisez les fractions ; les décimaux servent aux approximations.
  6. Contrôlez par l’opération inverse quand c’est possible.

Le laboratoire utilise des fractions exactes pour résultats et étapes ; seul le dessin emploie des coordonnées décimales approchées. Somme et différence ont un parallélogramme de contrôle ; le conjugué, une réflexion. Pour produit et quotient, le graphique compare les points : l’interprétation géométrique complète viendra à l’étape 4. La prochaine étape introduira module, distance et argument.

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Douze exercices : cherchez avant d’ouvrir la solution

1. Calculez (2−3i)+(−5+7i).

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Additionner les parties correspondantes : (2−5)+(−3+7)i=−3+4i. La partie imaginaire du résultat vaut 4.

2. Calculez (1+2i)−(−3−4i).

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Changer les deux signes de la seconde parenthèse : 1+2i+3+4i=4+6i. Vérification : (4+6i)+(−3−4i)=1+2i.

3. Calculez (2+i)(3−2i).

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Distribuer : 6−4i+3i−2i²=6−i+2=8−i. Le terme −2i² donne +2.

4. Est-il vrai que (1+i)²=0 ?

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Non : (1+i)²=1+2i+i²=2i. L’erreur consiste à oublier le double produit 2i.

5. Trouvez le conjugué et l’opposé de −2+5i.

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Conjugué : −2−5i, en changeant seulement le signe imaginaire. Opposé : 2−5i, en changeant les deux signes.

6. Calculez (−2+5i)(−2−5i).

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Ce sont des conjugués : le produit vaut (−2)²+5²=4+25=29. Ce n’est pas le carré du premier facteur.

7. Calculez (2+i)/(1−i).

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Multiplier en haut et en bas par 1+i. Numérateur : (2+i)(1+i)=2+3i+i²=1+3i. Dénominateur : 1+1=2. Résultat : 1/2+(3/2)i.

8. Calculez 1/i et vérifiez.

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1/i=−i. Vérification : (−i)i=−i²=1. Le diviseur i étant non nul, la division est permise.

9. Calculez (3+2i)/0 et 0/0.

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Les deux sont indéfinis. Aucun quotient multiplié par zéro ne donne 3+2i ; pour 0/0, tout nombre donnerait zéro, donc le quotient n’est pas unique. On n’attribue ni zéro ni l’infini.

10. Calculez i^2026 et i^4001.

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2026=4×506+2, donc i^2026=i²=−1. 4001=4×1000+1, donc i^4001=i. Utiliser le reste de la division par 4.

11. Calculez i^(-5) sans reste négatif.

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−5=4×(−2)+3. Donc i^(-5)=(i⁴)^(-2)i³=−i. Autre contrôle : i⁵=i, donc son inverse est 1/i=−i.

12. Calculez [1/2+(1/3)i]/(1−i).

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Multiplier par 1+i. Partie réelle du numérateur : 1/2−1/3=1/6 ; partie imaginaire : 1/2+1/3=5/6. Le dénominateur vaut 2. Résultat : 1/12+(5/12)i. Le produit par 1−i redonne 1/2+(1/3)i.

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Sources et approfondissements

OpenStax · Complex Numbers